La réponse de la Ville de Grenoble après le recours du champion paralympique David Smétanine

La mairie de Grenoble / © France 3
La mairie de Grenoble / © France 3

Après la publication d'un article du site internet de France 3 Alpes annonçant un recours de David Smétanine contre la Ville de Grenoble pour "licenciement infondé", la municipalité répond. Elle évoque "un processus de bon administration". 

Par Franck Grassaud

Y a-t-il eu "chasse aux sorcières" au lendemain de l'élection de l'équipe d'Eric Piolle à la mairie de Grenoble? C'est toute la question alors qu'un ancien agent a décidé de s'adresser au Tribunal administratif, jugeant son licenciement abusif. Et il ne s'agit pas de n'importe quel agent mais du champion handisport David Smétanine brutalement remercié. 

A la Ville, on ne prend pas de gants pour répondre à la polémique: "qu'on soit un grand champion ou un 'simple' agent, on a les mêmes droits et les mêmes devoirs."

Déjà, on explique qu'il ne s'agit pas d'un licenciement mais d'un "non renouvellement de contrat". Pour obtenir sa titularisation, David Smétanine est passé devant la commission administrative paritaire où siègent des élus et des représentants du personnel. "Tout le monde a trouvé la note de synthèse sur ses missions particulièrement floue et évasive, y compris les représentants du personnel. Lui-même était très flou." 

Et la Ville d'ajouter: "on peut être libérer d'une partie de ses engagements, comme l'était David Smétanine en tant que sportif, mais de là à ne pas pouvoir fournir de rapports ou de notes sur ses activités...". Il a aussi été reproché au champion de ne pas s'être présenté de lui-même au nouveau Directeur Général des Services, comme l'auraient fait les autres chargés de missions. Sur ce point, David Smétanine nie, il affirme avoir demandé un rendez-vous à plusieurs reprises entre mars et juin 2014. 

David Smétanine accuse aussi la nouvelle municipalité de l'avoir laissé sans bureau durant des mois. "Depuis 2009, M.Smétanine partageait un bureau avec un élu", répond-on, "cela ne pouvait pas durer en raison de la confusion entre le pouvoir politique et l'administratif." 

Et la Ville de répéter: "c'est dans un esprit d'usage méticuleux de l'argent des Grenoblois que les décisions ont été prises (...) Nous allons faire acte de transparence sur cette affaire pour que la polémique cesse et que Justice soit faite."


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