Deux malfaiteurs ont été interpellés dans le Doubs après une prise d'otages et tentative de cambriolage dans une horlogerie en Suisse, jeudi 6 janvier. Très violents, ils ont percuté les policiers en tentant de fuir.
Deux suspects de la région Auvergne Rhône-Alpes ont été interpellés dans le Doubs après une prise d'otage jeudi 6 janvier au soir dans une horlogerie en Suisse.
Prise d'otage et cambriolage
Les deux suspects avaient tenté, jeudi soir à Locle en Suisse, près de la frontière française, de cambrioler les coffres d'une entreprise horlogère, après avoir pris en otages quatre personnes. Une alarme silencieuse s'était déclenchée, lançant une opération de police. "Surpris par l'arrivée d'un agent de sécurité", les malfaiteurs avaient alors pris la fuite sans emporter de butin, après avoir volé une voiture, a indiqué la JIRS de Nancy. Avertis par leurs homologues helvétiques, les policiers du Doubs avaient repéré et poursuivi le véhicule qui s'était retrouvé dans une impasse à Pontarlier.
Les policiers percutés
"La BMW volée a percuté avec grande force le véhicule des policiers, qui a reculé de 10 mètres", avait expliqué le parquet de Besançon, qui s'est depuis dessaisi de l'affaire au profit de celui de Nancy. Un policier avait "sorti son fusil mitrailleur et [avait] vidé les 30 munitions de son chargeur exclusivement sur le bloc moteur pour stopper le véhicule", ainsi que quatre munitions dans la vitre arrière de la voiture avec une arme de poing pour enfin réussir à stopper et interpeller ces suspects "cagoulés et armés" sans les blesser, selon le procureur de la République de Besançon. L'un d'eux était en possession "d'un pistolet automatique prêt à l'emploi". L'enquête se poursuit "en étroite collaboration avec les autorités suisses du canton de Neufchâtel", ont également indiqué les magistrats nancéiens.
Récidivistes
Agés de 35 et 45 ans, ces malfaiteurs originaires de la région Rhône-Alpes ont "déjà été condamnés pour de nombreux délits violents", a ajouté la JIRS. Le plus âgé était sorti de prison en 2020 après une condamnation, dans la Loire, à 25 ans de réclusion criminelle, dont deux-tiers de sûreté, pour assassinat. Une information judiciaire a été ouverte pour "crimes d'extorsion avec arme en bande organisée et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité" ainsi que plusieurs autres "délits violents" commis en France et en Suisse, a précisé la JIRS dans un communiqué. Les malfaiteurs ont été mis en examen et placés en détention provisoire samedi, a indiqué le parquet de la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Nancy.