Un enfant atteint de la rage dans le Rhône : son pronostic vital est engagé

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Le garçon de 10 ans, victime d'un cas de rage déclaré, est aujourd'hui en réanimation à l'hôpital mère-enfant de Bron. Il est dans un état critique mais stable. Son pronostic vital est néanmoins engagé.   

Par Sandra Méallier

L'enfant, âgé de 10 ans, a manifesté des troubles neurologiques dès le 2 octobre, au retour d'un séjour au Sri Lanka où il avait été mordu par un chiot porteur de la rage. Il a d'abord été transporté au centre hospitalier de Villefranche-sur-Saône, avant d'être transféré à l'hôpital mère-enfant de Bron (Rhône) où il est aujourd'hui dans un état critique mais stable, selon les médecins de l'Agence Régionale de Santé. Son pronostic vital est néanmoins engagé.          

La contamination de l'enfant date d'août dernier. Le risque de transmission interhumaine de la rage n'a jamais été démontré. Toutefois, compte tenu de la gravité de la maladie, l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes a identifié les personnes ayant été au contact direct avec la salive ou les larmes du garçon.

Sa famille, ses camarades proches et les soignants qui l’ont pris en charge doivent être examinés. Un contact est en train d’être pris avec chacun d'eux afin que le centre antirabique de Lyon évalue, au cas par cas, la nécessité d’une vaccination antirabique.

L'enfant, lui, est en réanimation et son pronostic vital est engagé. 

Cas de rage dans le Rhône - point presse de l'Agence régionale de santé


Une maladie disparue en France


La France est officiellement reconnue indemne de rage (hors chauves-souris) depuis 2001 et le dernier cas autochtone chez l’homme remonte à 1924. Depuis 1970, 23 cas de rage ont été observés chez l’homme en France métropolitaine, tous ayant contracté la maladie à l’étranger dans des zones où circule le virus, pour la quasi-totalité suite à une morsure par un animal malade.

Dans le monde, la rage continue de sévir chez l’homme dans de nombreux pays, notamment en Asie et en Afrique, où le chien reste le principal vecteur de la maladie. Elle circule également, et dans une moindre mesure, dans certains pays d’Europe Centrale et de l’Est, dans le Moyen-Orient ou sur le continent américain.

La vaccination préventive contre la rage peut alors être recommandée pour les voyageurs dont le séjour est prolongé ou aventureux et en situation d’isolement, ainsi que chez les enfants en bas-âge voyageant dans les zones à haut risque (en particulier où la rage véhiculée par le chien circule).

La rage : une maladie mortelle

Maladie presque constamment mortelle une fois déclarée, la rage est responsable d’environ 59 000 décès par an dans le monde. Il n'existe à ce jour aucun traitement efficace une fois la maladie déclarée.

Cette maladie est une encéphalite, c’est-à-dire une infection du cerveau et ses symptômes sont très variables :
- une modification du comportement (agitation/agressivité),
- des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma,
- plus rarement des troubles moteurs (engourdissement d’un membre, paralysie) ou des difficultés pour parler.

L’incubation chez l’homme est de durée variable, en moyenne de 20 à 60 jours mais elle peut aller à plusieurs mois dans certains cas.

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