La mère d'une adolescente tuée par un bus à Lyon porte plainte contre Gérard Collomb et exige des réponses

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La mère de Johanna 15 ans, fauchée par un bus le 16 janvier 2019 a décidé de porter plainte contre Kéolis et la ville de Lyon alors dirigée par Gérard Collomb.

Trois ans après le drame qui a coûté la vie à sa fille, rue de la République à Lyon, Sandrine Barthélémy demande une reconstitution des faits. 

Johanna, 15 ans a été renversée par un bus le 16 janvier 2021 tandis qu'elle traversait la rue près de l'Hôtel de ville en plein centre de Lyon. D'après les éléments de l'enquête, elle portait des écouteurs et le chauffeur aurait été ébloui par le soleil et ne l'aurait donc pas vue. 

La mère de la victime ne souhaite pas s'en remettre aux images de vidéosurveillance et réclame une reconstitution : "Depuis le temps que je la demande, c'est pas que je l'espère", précise-t-elle, "c'est que je la veux. Je le répète, et je ferais une grève de la faim s'il le faut," prévient-elle, avec le sentiment de devoir "quémander" des réponses à la justice. 

Une dangerosité avérée 

Elle a décidé de porter plainte contre le maire de Lyon de l'époque, Gérard Collomb, et contre le groupe Kéolis pour homicide involontaire

"Une voie piétonne est limitée à 5km/h pour permettre aux chauffeurs de s'arrêter instantanément. Or il y a une limitation à 30km/h," explique Me Sannier, l'avocat de la famille. "Le maire de Lyon avait été alerté quelques jours avant l'accident de la dangerosité de cet espace. On a un procès verbal de la mairie du 1er qui signale cette dangerosité, le maire avait conscience du risque d'accident" affirme-t-il. 

"On veut savoir où ça en est et pourquoi ça n'avance pas. Je suis toujours dans les questions, dans le combat, c'est ce qui me tient, " raconte Sandrine Barthélémy, la gorge serrée. "Il a fallu que cet accident arrive pour qu'il y ait un passage piéton" regrette-t-elle. 

"J'attends la vérité et que les responsabilités soient reconnues, punies". Elle détaille ensuite un ensemble de propositions pour sécuriser cette zone : dos d'âne, limitation, formations des chauffeurs...

Le chauffeur du bus, très choqué à l'époque, est poursuivi pour homicide involontaire et l'instruction est toujours en cours.