Métropole de Lyon: des militants en campagne contre les écrans et enseignes vidéo publicitaires

Lyon : des affiches contre les écrans et enseignes vidéo publicitaires / © J.Sauvadon
Lyon : des affiches contre les écrans et enseignes vidéo publicitaires / © J.Sauvadon

Le collectif Plein La Vue dit non aux écrans et enseignes vidéo publicitaires dans la Métropole de Lyon. Ce sont plus de 500 panneaux publicitaires qui ont été recouverts tôt dans la matinée ce lundi 25 novembre par des affiches anti-pub.

Par Dolores Mazzola

Une nouvelle action anti-pub a été menée par une centaine d'activistes du collectif Plein La Vue, de Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) et d’ANV-COP21 ce lundi 25 novembre. Ce sont 500 panneaux publicitaires qui ont été recouverts tôt dans la matinée ce lundi 25 novembre dans la Métropole de Lyon par des affiches anti-pub. Une action massive de recouvrement contre les écrans et enseignes vidéo publicitaires qui envahissent l'espace public, selon le collectif qui entend aussi dénoncer "l'inaction des élu.e.s". Les militants anti-pub citent notamment en exemple dans leur communiqué l'installation d'un écran numérique publicitaire sur le quai Augagneur (Lyon 3e), le 28 octobre dernier. 

Des écrans numériques et publicités vidéos pointés du doigt


Le collectif dénonce des écrans et vidéos publicitaires énergivores, "en totale incohérence" avec les efforts demandés à tous, citoyens comme collectivités, pour réduire la consommation d'énergie. Ces écrans et publicités vidéos consommeraient "7000 kwh/an soit autant qu'un foyer de trois personnes," dénoncent les militants. "A cela s'ajoute la pollution liée à leur fabrication (...) et le problème de leur fin de vie." Ces écrans et enseignes vidéos publicitaires sont également source de pollution lunineuse et de menace pour la biodiversité.

Pour le collectif, c'est également une question de santé : ces publicités vidéos auraient un impact négatif sur le sommeil, l'attention et le développement cognitif des enfants. Ils seraient en outre "accidentogènes", indique le collectif qui se base sur une étude américaine. 

Enfin, pour les militants anti-pub, qui évoquent un sentiment d'"agression", ces vidéos présentes dans les gares, stations de métro ou encore commerces, incitent à la surconsommation et sont "accélératrice de la crise climatique".

Outre sa campagne d'affichage sauvage, le collectif  a également lancé ce lundi une pétition pour dire non aux vidéos publicitaires et écrans dans la Métropole de Lyon. 
 

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