Municipales/métropolitaines : "Je serai un conseiller municipal très actif à Lyon !" (Gérard Collomb)

Le maire de Lyon et tête de liste LREM à la Métropole lyonnaise, Gérard Collomb occupe le terrain. Il bride la présidence de l'agglomération, et s'il est aussi élu conseiller municipal à Lyon, il n'entend pas se contenter de faire de la figuration. Son dauphin, Yann Cucherat, est prévenu. 
L'ancien président de la Métropole lyonnaise revendique le bilan de l'agglomération, présidé depuis 2 ans par son adversaire David Kimelfeld.
L'ancien président de la Métropole lyonnaise revendique le bilan de l'agglomération, présidé depuis 2 ans par son adversaire David Kimelfeld. © F3RA
Invité du 19/20 de France 3 Rhône-Alpes, ce vendredi, le maire de Lyon Gérard Collomb s'est montré très confiant à l'approche des deux scrutins pour lesquels il est candidat. Pourtant, le successeur qu'il a désigné comme tête de liste aux Municipales, Yann Cucherat, peine à décoller dans les sondages : il ne totalise que 15% des intentions de vote, et le candidat EELV continue de faire la course en tête.

Pas de quoi ébranler l'ancien ministre de l'Intérieur qui ne change rien à ses plans. Il ne sera pas maire de Lyon, mais promet d'être "président de la Métropole et en même temps un conseiller municipal très actif de la ville de Lyon."

Concernant l'élection métropolitaine, les enquêtes pré-électorales (sondage Lyon mag/Opinion Way) lui donnent plutôt raison, puisque la liste qu'il dirige est créditée de 27% d'intentions de vote. Il devance les écologistes (20%), la liste LR (15%), et celle de son ancien camarade socialiste, le candidat sans étiquette David Kimelfeld (13%). 
 
Mercredi 29 janvier, la Métropole de Lyon a tenu sa dernière séance plénière avant les prochaines élections. A l'issue de ce mandat, la situation financière de la collectivité est saine - "excellente", d'après Gérard Collomb - mais le mérite n'en revient pas à son actuel président. 

David Kimelfeld assume la présidence depuis que M. Collomb la lui a cédée au moment de rejoindre le gouvernement d'Edouard Philippe. Il a refusé de lui restituer le siège lors de sa démission, et se présente désormais contre lui.

L'ex-ministre de l'Intérieur n'est donc pas tendre avec ce frère ennemi : "En deux ans, il a suivi ce que nous avions fait au départ. Vous savez, c'est au départ que se fixe la ligne. Et après, vous n'avez plus qu'à suivre..."
 

L'anneau des sciences : hérésie écologique ou projet d'avenir ?

Le grand projet structurant de l'équipe de Gérard Collomb, pour le prochain mandat, c'est l'"anneau des sciences", ce projet autoroutier qui bouclerait le périphérique lyonnais par l'est... Une hérésie environnementale pour beaucoup de ses adversaires, écologistes en tête. 


"Nous, nous pensons que nous défendons le vrai projet écologique pour la ville", répond le candidat LREM. Et face au risque d'augmenter la dépendance à la voiture, il réplique : "De toute façon, on continuera à avoir un certain nombre de voitures, même si on développe beaucoup les transports en commun... Nous allons doubler le budget du Sytral [Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise] pour le prochain mandat : passer de 1 à 2 milliards".

Et Gérard Collomb ajoute que "les véhicules pollueront moins puisque, dans 5 ans, la moitié des véhicules vendus sera électrique, et après-demain, ils seront à hydrogène... Donc il faut se projeter dans l'avenir !"

Gérard Collomb était la dernière tête de liste pour la Métropole lyonnaise à être invitée dans le 19/20 de France 3 Rhône-Alpes, après Andréa Kotarac (RN), Renaud Payre (Gauche unie), François-Noël Buffet (LR), Bruno Bernard (EELV), et David Kimelfeld (Ensemble avant tout).

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