Nos conseils avant de partir aux champignons en Auvergne-Rhône-Alpes

L'heure est à la cueillette des champignons ! Pour bien les choisir et ne pas vous tromper, suivez le guide...

L'heure est à la cueillette des champignons ! Alors avant de vous lancer, révisez vos classiques !

 

Les bons champignons

Les cèpes

 

Champignon le plus répandu en Auvergne-Rhône-Alpes, c'est le fameux cèpe, ou bolet. Le cèpe de Bordeaux est facilement reconnaissable quand on regarde sous son chapeau : on aperçoit sa texture en forme de mousse, et sa forme parfois rondouillarde et trapue. On le trouve partout dans les bois feuillus, que ce soit en plaine ou en montagne, du puy de Dôme à l’Ardèche, du Pilat jusqu’aux Alpes…

 

Les Chanterelles

On trouve aussi beaucoup de chanterelles dorées, reconnaissables à leur forme de trompette et leur couleur vive, surtout dans le Bugey, dans les Alpes également, et dans les monts du Lyonnais, notamment vers Yzeron…

 

La morille noire

La morille noire, qu’on reconnait bien à la forme conique de son chapeau et ses petites alvéoles, on la déniche dans les forêts de pins et de chênes verts. Cette année, il y en aurait beaucoup dans le Bugey, et à Thiezac dans le Cantal…

 

Les pieds de mouton

On passe au pied de mouton, lui on le reconnait bien quand on le retourne et qu’on regarde sous le chapeau, il y a plein de petits aiguillons courts qui se cassent sous le doigt… un champignon qu’on trouve beaucoup dans les Alpes et le massif du Pilat

 

Les trompettes de la mort

La trompette de la mort est facilement reconnaissable. Elle apprécie les milieux très humides et les forêt de hêtres et de chênes… On n’en trouve pas partout, mais cette saison, on en trouverait dans les monts du lyonnais...

 

Les mauvais amis !

 

Amanite rougissante et tue mouche

On en trouve beaucoup dans les massifs alpins : il y a des amanites comestibles comme l’amanite rougissante ci-dessus, qui est très bonne quand elle est cuite, mais qui peut se confondre avec l'amanite "tue-mouches". Cette dernière est rouge vif, et elle est extrêmement toxique : une à trois heures après ingestion, elle provoque des troubles gastriques et hallucinatoires… Attention aussi à une confusion entre l’amanite rougissante comestible et l’amanite panthère très vénéneuse et qu’on peut confondre. Elle est plus brune que la tue mouche.

 

Morille et gyromitra

On en parle beaucoup ces derniers temps en Savoie : le gyromitra giga ressemble à la morille. Mais on soupçonne la gyromitra de modifier l’ADN et peut-être de déclencher de maladie de charcot ! Les deux se ressemblent, c’est vrai… Mais la gyromitra a un chapeau pas du tout conique et moins régulier.

 

 

Rosé des prés et Agaric Jaunissant

On trouve beaucoup le rosé des prés dans les prairies des Alpes. Mais attention, on peut le confondre avec un cousin, l’agaric jaunissant ci-dessus ! Le moyen pour ne pas confondre : l’odeur. Le vénéneux sent l’iode assez fort et surtout, sa chair jaunit très vite d’où son nom d’Agaric Jaunissant.

 

Coulemelle et Lépiote Vénéneuse

Et un dernier, très consommé dans notre région aussi : le coulemelle… C’est un champignon de la famille des lépiotes qu’on trouve dans les pâtures, les bois et au bord des chemins. Il a un pied très haut et un chapeau blanc couvert d’écailles marron caractéristiques… Mais attention à sa cousine « la lépiote vénéneuse », qui a un air de famille… Ce mauvais champignon pousse plutôt dans des endroits pollués par les nitrates, ou dans les zones herbeuses près des décharges… Pour ne pas confondre les deux, une différence notoire : la taille du pied. Chez la vénéneuse, il ne dépasse pas 10 centimètres…

En cas de doute : s’abstenir de les manger et montrer sa cueillette au pharmacien… Ou à une société micologique.

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