Les nouvelles mesures du plan loups présentées à Lyon ne font pas l'unanimité

Le préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes, en charge du dossier loup au niveau national,
a présenté mardi à Lyon des nouvelles mesures d'aides face aux attaques de loups.

Meute de loups en forêt de Bavière
Meute de loups en forêt de Bavière © PHOTOPQR/L'ALSACE

La présence de 500 loups en France confirmée 


Lors d'une réunion du "groupe national loup et activités d'élevage" à Lyon, l'Office national de la chasse et de faune sauvage (ONCFS) a confirmé que le nombre de loups en France avait dépassé le seuil des 500 adultes à la sortie de l'hiver.
Ce nombre correspond au seuil minimum de viabilité démographique du "Canis lupus". Le plan loup actuel prévoyait de l'atteindre en 2023.
 

Des mesures plus fortes pour réguler la population des loups


En 2018, 3.674 attaques ont eu lieu contre plus de 12.500 animaux, principalement des ovins. Ces attaques se concentrent sur la Savoie, les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence.
Le gouvernement a décidé de relever le pourcentage de loups pouvant être tués d'une fourchette de 10-12% à 17-19%.
L'Etat finance actuellement des dispositifs de protection dans les zones de prédation (parcs électrifiés, chiens, gardiennage par des bergers). Il existe deux types de zones en fonction de la fréquence des attaques. Il est prévu d'en ajouter une troisième, un "cercle 0", avec possibilité d'un gardiennage permanent des troupeaux par des bergers, de tirs de défense par trois personnes et d'"autoriser les tirs de prélèvement (...) dès que le niveau de prédation n'est plus acceptable", selon un document consulté par l'AFP. 


Des réactions partagées


Claude Font, de la Fédération nationale ovine (FNO), a salué la possibilité renforcée de tirs contre les loups, mais s'élève contre une "gestion différenciée".
Pour Marie-Paule Thiersant, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui défend aussi les loups, en facilitant les tirs, "on rentre dans un processus de régulation de l'espèce", ce qui à ses yeux est contradictoire avec le statut d'espèce protégée au niveau français et européen. 
"L'Etat semble totalement focalisé sur l'efficacité des tirs", abonde Bertrand Sicard de l'association Ferus, chargée de la défense des grands prédateurs, qui demande une étude sur leur efficacité.
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