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Une nuit dans les lycées de l'agglomération lyonnaise contre la réforme du baccalauréat

© Au lycée Colbert, les parents d'élèves et les professeurs ont occupé le lycée jusqu'à 22h.
© Au lycée Colbert, les parents d'élèves et les professeurs ont occupé le lycée jusqu'à 22h.

Parents d'élèves et professeurs ont passé la nuit dans une trentaine de lycées de l'agglomération. Une "opération nuit des lycées" pour discuter de la réforme du baccalauréat initiée par Jean-Michel Blanquer, en visite à Lyon ce vendredi 22 mars.

Par Emilie Henny

C'est une opération originale. Les parents d'élèves et les professeurs d'une trentaine de lycées de l'agglomération lyonnaise se sont réunis, jeudi soir, pour des discussions autour de la réforme Blanquer sur le baccalauréat. Ils ont choisi d'occuper les lycées pendant la nuit. 

Au lycée Lacassagne (Lyon, 3ème), une dizaine de personnes, parents d'élèves et professeurs confondus, se sont retrouvés autour de la table, dans la nuit de jeudi à vendredi. Même chose au lycée Colbert où les adultes ont réquisitionné la salle des professeurs pour échanger sur la réforme controversée. 

Reportage de Renaud Gardette et Arnaud Jacques
Une nuit de protestation dans les lycées contre la réforme Blanquer


Une réforme controversée

La réforme du baccalauréat initiée par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer est au coeur de cette mobilisation. Elle prévoit la mise en place du contrôle continu pour 40% du baccalauréat général. Et, une suppression des filières en Terminale. Celles-ci seraient remplacées par un tronc commun et des spécialités à choisir parmi 12 proposées, en 1ère et en Terminale. C'est cette mesure qui suscite l'interrogation.

"Les parents d'élèves partagent la même inquiétude concernant les modalités d'accès aux spécialités selon les lycées", explique Samuel Delor, co-secrétaire de la CGT Educ'action Rhône, présent, jeudi soir à la cité scolaire Sembat-Seguin (Venissieux) pour l'opération d'occupation.

Selon les syndicats, aucun lycée de l'agglomération ne peut assurer ces 12 spécialités, ce qui accentuerait les inégalités territoriales.


Une occupation illégale selon le rectorat

Le rectorat a condamné ces opérations jugées "illégales" estimant que cela posait des problèmes de sécurité. Pour l'institution, "il y a d'autres formes de contestations possibles". 


Une mobilisation qui se poursuit

Après l'occupation des lycées pendant la nuit, la mobilisation continue, selon les syndicats, pour la venue, à Lyon, du ministre de l'Education. La CGT Educ'action et Sud Education, notamment, ont appelé à un rassemblement devant l'ENS ce vendredi 22 mars à 15h où Jean-Michel Blanquer a prévu de se rendre. 


 

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