Le projet Lyon-Turin épinglé par la Cour des comptes européenne pour son retard et l'augmentation des coûts

La Cour des comptes européenne a épinglé les retards et l'augmentation des coûts de plusieurs grands projets de transport transfrontaliers cofinancés par l'Union Européenne, dont la liaison ferroviaire Lyon-Turin.



 

Concernant le projet contesté de liaison ferroviaire Lyon-Turin, dont la réalisation accuse un retard de 15 ans, et "les coûts ont beaucoup augmenté (de 4,4 milliards d'euros, à savoir 85% par rapport à l'estimation initiale)".
Concernant le projet contesté de liaison ferroviaire Lyon-Turin, dont la réalisation accuse un retard de 15 ans, et "les coûts ont beaucoup augmenté (de 4,4 milliards d'euros, à savoir 85% par rapport à l'estimation initiale)". © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP


La Cour des comptes européenne pointe aussi des prévisions de trafic "trop optimistes", dans un rapport publié ce mardi 16 juin.


La Cour des comptes estime que 6 des 8 infrastructures qu'elle a contrôlées "ne fonctionneront probablement pas à leur pleine capacité d'ici à 2030 comme initialement prévu" et que "cela retardera encore" l'achèvement du réseau transeuropéen de transport, destiné à améliorer les connexions entre les réseaux nationaux le long
de neuf corridors européens.

Ces résultats médiocres sont notamment attribuables à une coordination insuffisante des projets entre les différents pays,

                                       La Cour des comptes

 

"Le retard de construction important (de 11 ans en moyenne) enregistré dans tous les mégaprojets examinés compromet le bon fonctionnement de cinq corridors transnationaux sur neuf", indique la "gardienne des finances de l'UE", dans un communiqué.
 
"Davantage d'efforts sont nécessaires pour accélérer l'achèvement de plusieurs des mégaprojets phares de l'UE", estime Oskar Herics, membre de la Cour responsable du rapport.

Concernant le projet contesté de liaison ferroviaire Lyon-Turin, dont la réalisation accuse un retard de 15 ans, Oskar Herics souligne que "les coûts ont beaucoup augmenté (de 4,4 milliards d'euros, à savoir 85% par rapport à l'estimation initiale)". "Les volumes de trafic réels s'écartent notablement de ceux prévus, et il existe un risque élevé de surestimation des effets positifs de la multi modalité", estime-t-il.

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