Témoignage. Mort de Michèle Rivasi : "C'était un roc. Elle ne baissait jamais la garde. Elle s'est battue toute sa vie, elle ne s'arrêtait jamais"

Publié le Écrit par Dolores Mazzola et Olivier Michel

Jean-Charles Kohlhaas, élu écologiste de la Métropole de Lyon, réagi après l'annonce du décès brutal de l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi ce mercredi 29 novembre. Il brosse le portrait d'une femme de convictions, engagée et entière.

"J'ai appris la nouvelle par surprise, ce midi. Ça m'a fait un choc, je suis bouleversé depuis cette annonce", déclare Jean-Charles Kohlhaas, au bord des larmes. L'élu écologiste, vice-président de la Métropole de Lyon, chargé des transports, évoque une infatigable femme de combats et de convictions. Une jeune septuagénaire pleine d'énergie.

"Un roc", "une force de caractère"

"C'est beaucoup de souvenirs, on a fait beaucoup de campagnes ensemble, beaucoup de réunions publiques. Michèle se déplaçait à la demande de beaucoup d'associations. Elle se battait contre tous les lobbies et tous les puissants", ajoute l'élu métropolitain.

L'élu écologiste ne réalise pas encore la disparition de l'eurodéputée. L'annonce du décès de Michèle Rivasi, victime d'un AVC à 70 ans, a été annoncée à la mi-journée ce mercredi 29 novembre. 

"C'était un roc, on n'imagine pas qu'une femme comme elle puisse décéder un jour. Elle ne baissait jamais la garde", poursuit Jean-Charles Kohlhaas. "Malgré les désaccords sur certains sujets, son courage et sa force de conviction nous laissaient tous admiratifs. C'est ce qui restera". Michèle Rivasi était une femme politique et une élue, mais surtout "une militante associative".

"De tous les combats" 

Jean-Charles Kohlhaas brosse le portrait d'une "femme de caractère", dont la première action est associée à la catastrophe de Tchernobyl en avril 1986. "Sa première action, c'est son combat pour expliquer à la population qu'il n'était pas possible que le nuage radioactif s'arrête aux frontières de la France", se souvient l'écologiste.

"Radioactivité, pollution, elle était de tous les combats. Elle acceptait de porter tous les combats". L'écologiste oullinois rappelle que Michèle Rivasi s'est aussi engagée "pendant un temps" aux côtés de Corinne Lepage, avocate, ancienne ministre de l'Environnement et ex-députée européenne. Cette dernière n'a pas manqué non plus de réagir sur les réseaux sociaux après la disparition de l'eurodéputée. Sur X, elle écrit : "Immense tristesse, en apprenant le décès de Michèle Rivasi, femme de conviction et de grande intégrité avec laquelle j'ai pu mener tant de combats communs"

L'élu décrit une femme "qui s'est battu toute sa vie", "qui ne s'arrêtait jamais". La veille de son décès, l'eurodéputée publiait, sur le réseau social X, un message dénonçant "la dé publication d'une étude médicale sur l’accès aux médicaments et l’innovation pharmaceutique".

Contre la vaccination obligatoire

Ses dernières prises de position contre la vaccination obligatoire au moment de la crise Covid ont cependant provoqué surprises et polémiques. "Je ne pense pas qu'elle était antivax. En fait, elle se battait contre le manque de transparence des lobbies pharmaceutiques. Elle voulait de la transparence et de la clarté pour les citoyens. Elle n'était pas contre les vaccins, mais contre le fait de les imposer à tout le monde", d'après Jean-Charls Kohlhaas, également infirmier. "Sur pleins d'autres sujets, elle était admirable. Je garde l'image d'une montagne qui se bat contre beaucoup plus géant qu'elle !", conclut l'élu écologiste.

Le décès soudain de Michèle Rivasi a suscité une pluie d'hommages, en premier lieu, au sein de sa famille politique.

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