Villeurbanne, 6e circonscription du Rhône, ancien bastion socialiste, enregistre une remontée de la Gauche au premier tour des élections législatives
Ancien bastion socialiste et théâtre de la guerre des gauches, Villeurbanne est une des circonscriptions les plus observées du Rhône.
Gabriel Amard y arrive en tête avec plus de 40% des voix devant la candidate de la majorité présidentielle Emmanuelle Haziza qui ne s'avoue pas vaincue pour autant. "Il y aura un message à faire passer celui du candidat parachuté et de la candidate ancrée sur le territoire" a-t-elle commenté sur son compte Twitter.
"Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué"
Gabriel Amard quant à lui en appelle aux abstentionnistes : "Les Villeurbannais ont voulu se doter d’un outil pour les protéger et les défendre sur des choses indispensables pour vivre et arrêter de survivre. La victoire de la Nupes me parait possible car les dégoutés, les rancuniers de la politique sont un outils pour ce deuxième tour." a-t-il commenté sur notre antenne ajoutant "il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué"
Villeurbanne, théâtre de divisions
15 candidats, 8 femmes et 7 hommes, se présentaient pour le premier tour des élections législatives avec des divisions au sein de toutes les familles politiques.
La candidate PS, Cristina Martineau, s’était retirée dans la douleur au profit de
- Gabriel Amard, compagnon de la première heure de Jean Luc Mélenchon, conseiller régional AURA, et précédemment maire de Viry-Châtillon dans l'Essone. Pourquoi Villeurbanne ? "Je souhaitais rentrer au bercail" a-t-il affirmé pendant la campagne rappelant que ses grands-parents y ont vécu. L'accord de la NUPES a en effet du mal à passer et certaines voix dénoncent un parachutage d'un candidat également gendre de Jean-Luc Mélenchon. L'ancien maire, Jean-Paul Bret (PS), avait notamment choisi de soutenir l'autre candidate de gauche.
- Katia Buisson, conseillère municipale et candidate du Parti Radical de Gauche. "Je ne me reconnais pas dans une gauche du buzz et de la surenchère" a commenté la conseillère municipale en visant son adversaire de la NUPES.
- Emmanuelle Haziza, candidate UMP puis Les Républicains en 2012 et 2017 a cette fois l’étiquette Horizons, le parti d’Edouard Philippe. Investie par le parti marconiste, Renaissance ! qui inclut les partisans d'Horizons, Emmanuelle Haziza ne fait pas l'unanimité chez les marcheurs villeurbannais qui espéraient un candidat LREM pour tenter de prendre la suite du député sortant.
Emmanuelle Haziza n'avait donc pas tout le soutien des militants LREM et devait composer avec un autre centriste, UDI, Clément Charlieu, qui s’était déjà présenté lors des élections municipales de 2020. Soutenu par LR, il avait réuni 4,66 % des voix.
2017 LREM parvenait à renverser le bastion socialiste
Bruno Bonnell député LREM sortant avait quitté ses fonctions pour rejoindre le programme France relance 2030. Il avait créé la surprise en 2017 en ravissant la circonscription aux socialistes représentés par Nadjette Vallaud Belkacem.