Décès lors d'une expulsion à Chambéry : l'autopsie ne révèle aucune trace de coup sur le corps

L'homme et sa famille squattaient un appartement rue Albert Perriol, à Chambéry. / © France 3 Auvergne-Rhône-Alpes
L'homme et sa famille squattaient un appartement rue Albert Perriol, à Chambéry. / © France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Les résultats de l'autopsie réalisée sur le père de famille mort mercredi lors d'une expulsion rue Albert Perriol à Chambéry (Savoie) confirment un dysfonctionnement cardiaque.

Par E.K.

Après la mort de Lakhdar Bey, 52 ans, lors de l'expulsion de son logement mercredi après-midi, l'autopsie conclut à un "décès en lien avec une dysfonction cardiaque", annonce le parquet de Chambéry dans un communiqué. "Aucune trace de coup ou de violence" n'a été relevée lors de l'examen post-mortem.

Dans son communiqué, le parquet de Chambéry évoque la "virulence" du père de famille à son arrivée au domicile : "il se montrait insultant et menaçant envers l'huissier et donnait des coups de poing dans le murs et se blessait en brisant une vitre". Selon la justice, la victime "refusait de se laisser interpeller et se débattait" pour ne pas monter dans le véhicule des policiers. 

Ces résultats corroborent les témoignages des voisins recueillis le lendemain du drame, qui évoquent "des cris, de la colère, des mauvaises paroles" mais pas de violence policière. En revanche, l'un des témoins assure que les fonctionnaires de police avaient été informés de sa condition cardiaque, ce que réfute la direction de la police. Un point qui reste à éclaircir lors de l'enquête de l'IGPN.
 
 
Au sujet de la situation de M. Bey et sa famille, qui occupaient illégalement le logement rue Albert Perriol à Chambéry, le parquet insiste : "il avait également refusé l'aide des services sociaux et la famille était suivie par le Juge des Enfants de Chambéry. Il s'était déjà montré menaçant à plusieurs reprises envers le personnel du bailleur social et des travailleurs sociaux"

Des examens complémentaires seront pratiqués afin de tenter de déterminer plus précisément la pathologie dont souffrait l'homme de 52 ans. Une enquête est toujours en cours à l'IGPN de Lyon sous la direction du parquet de Chambéry.

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