La 7e édition des Nuits de la lecture vous promet bien des frayeurs cette année

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Écrit par Cécile Mathy .

La 7e édition des Nuits de la lecture se déroule ce week-end un peu partout en France. Plus de 5000 manifestations sont organisées autour du thème de la peur. Dystopies catastrophes, portraits de psychopathes ou de monstres effrayants vont être contés, notamment par l'association Lectures Plurielles de Chambéry.

C'est un plaisir collectif qui nous rappelle les veillées d'antan, lorsqu'enfant, on ne pouvait résister à l'envie d'avoir peur. Assis sur un tronc d'arbre, dans l'obscurité, nous écoutions avec solennité le conteur nous plonger dans un monde effrayant fait de monstres, de rebondissements et de peurs animales. Autour du feu, nous observions les flammes qui venaient lécher les visages et prolonger la terreur du récit. Les corps se resserraient, les mains tremblantes se rejoignaient, attendant le moment fatidique du dénouement macabre. 

Voilà, en substance, ce que vous proposent des milliers de lieux à travers la France ce week-end à l'occasion des Nuits de la lecture. Cette année le ministère de la Culture et le Centre national du Livre ont choisi de vous donner la chair de poule en mettant la peur au programme.

Marathon de lecture à Chambéry

A Chambéry, l'association Lectures Plurielles vous fera frissonner, c'est certain, par moins 2 degrés, ce vendredi soir. Elle organise en extérieur, place de la Métropole, un marathon de lecture de trois heures.

Outre l'attendu Shining de Stephen King, les bénévoles se relaieront pour lire à voix haute des textes d'Edgar Allan Poe (Le masque de la mort rouge), de Guy de Maupassant mais aussi de Lola Lafon (Quand tu écouteras cette chanson) ou de Catherine Poulain (Le Grand marin). 

Pour Olivia Benoist-Bombled, directrice du festival du premier roman organisé par Lectures Plurielles, ces moments de lecture à voix haute sont essentiels pour créer du lien.

Tressaillir en lisant des dystopies sur le changement climatique

"La lecture à voix haute nous offre cette possibilité : passer de la lecture pour soi - la plupart du temps acte solitaire et silencieux - à la lecture pour et avec les autres", explique-t-elle. Pour l'association, il s'agit donc ce vendredi "de vivre un moment de partage, des lectures à voix haute de textes qui font peur, pour le plaisir de ressentir des frissons et le plaisir de partager ce plaisir, mais aussi peut-être pour exorciser nos peurs".

En parallèle, les étudiants de l'Université Savoie Mont-Blanc ont eux entrepris ce jeudi soir de flipper pour de bon, en se basant sur le réel et les conséquences attendues du changement climatique. "C'est vraiment l'angoisse", assure Olivia Benoist-Bombled.

Il est notamment question de fin du monde à Chamonix avec  "Glace noire", une dystopie de Marc Vassart, se déroulant en 2094 ou d'activisme écologiste face à l'enfouissement des déchets radioactifs dans "Partout le feu" d'Hélène Laurain. De quoi faire des cauchemars bien réels. 

Mais pourquoi aimons-nous tant avoir la boule au ventre ?

Quand il s'agit de littérature, de série ou de cinéma, "on aime se faire peur et on aime se dire que l'on peut arrêter quand cela devient trop intense", estime Olivia Benoist-Bombled. La lecture collective permet donc de se rassurer les uns les autres. 

Pour les enfants, la peur est nécessaire. "Les petits, ils découvrent la vie avec de nouvelles émotions et la peur en fait partie", explique Emmanuelle Gibert, responsable de la médiathèque de Bassens. "Le fait d'être en groupe, c'est plus facile pour affronter quelque chose qui dérange". Une quinzaine d'enfants sont attendus ce vendredi soir pour une soirée pyjama à la médiathèque. Accompagnés de leurs parents, de leurs doudous et d'une lampe de poche, ils passeront "Une nuit d'épouvante" (Lewis Rob), à chercher "Trois loups dans une bibliothèque" (Alain Serres et Lucile Placin). 

Soirée pyjama à la médiathèque de Bassens

"Dans une soirée pyjama, il y a aussi l'environnement qui joue. Il n'y aura pas de lumière, il y a aussi cette peur de l'obscurité chez l'enfant qu'il faut surmonter". De quoi donner la chair de poule aux bambins, même si Emmanuelle Gibert se veut rassurante : "les personnages sont effrayants, ils font monter l'adrénaline chez l'enfant mais en principe en littérature jeunesse, ça se termine bien".

L'ensemble des événements organisés dans notre région est à retrouver sur le site des Nuits de la lecture

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