Ferropem : le plan de sauvegarde de l'emploi suspendu sur le site de Château-Feuillet, le combat loin d'être fini

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Après une réunion avec la direction du groupe Ferroglobe, les employés du site Ferropem de Château-Feuillet ont obtenu une suspension du plan de sauvegarde de l'emploi, ce mardi 25 janvier. Malgré ce répit, les emplois restent menacés.

Les employés de l'usine Ferropem de Château-Feuillet ont obtenu une petite victoire, ce mardi 25 janvier, au terme d'un comité social et économique avec la direction du groupe Ferroglobe. Pour cause, le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) a été suspendu.

Une bonne nouvelle, mais qui reste à nuancer : les quelque 80 emplois de l'usine savoyarde, située à La Léchère (Savoie) : "La direction a suspendu le PSE, mais on ne sait pas pour combien de temps", explique Roger Roelandts, délégué syndical FO.

Il précise : "La direction doit remettre à nos experts des documents sur la situation économique de l'entreprise pour justifier le maintien du PSE. Or, nous pensons que la direction va mettre quelque temps à fournir ces documents, car le maintien du PSE est, selon nous, injustifiable."

Des repreneurs sérieux ?

En 2021, le groupe aurait fait 58 millions de marges nettes, selon le délégué syndical : "C'est mieux que certaines années, quand toutes les usines tournaient." "Les prévisions sur les autres sites indiquent une marge nette à peu près identique pour 2022", précise-t-il.

Selon lui, ces données ne permettent pas à la direction de Ferroglobe de justifier le maintien du PSE et la fermeture du site : "Lors du comité social et économique, nous avons bien compris que leur seul objectif est de mettre en sommeil l'usine."

"Ils nous ont menti en nous expliquant qu'il n'y avait aucun repreneur intéressé pour la reprise du site." D'après Roger Roelandts, en contact avec le ministère de l'Economie, sept repreneurs seraient intéressés, dont trois très sérieux.

A La Léchère, les employés du site de Château-Feuillet restent dans l'attente : les outils de travail restent fermés. Les quelque 80 employés et leur famille attendent "savoir quoi faire".