L'inquiétude d'Hervé Gaymard autour de l'ouverture du capital de la Compagnie des Alpes à la Chine

Fleuron de l'industrie touristique française, la Compagnie des Alpes a reçu des marques d'intérêt d'investisseurs chinois pour entrer à son capital. De quoi déclencher l'inquiétude d'Hervé Gaymard. Le député Les Républicains de Savoie l'a fait savoir à l'Assemblée nationale, ce mardi 21 juin. 

Hervé Gaymard
Hervé Gaymard © Assemblée nationale
On parle depuis plusieurs semaines de l'arrivée du conglomérat chinois Fosun, -déjà propriétaire du Club Med-, dans La Compagnie des Alpes en vue de prendre une participation de 10 à 15% du groupe français.

La Compagnie ne nie pas être à la recherche d'un "partenaire" financier pour l'aider à se développer à l'international. Mais le groupe, -à la tête de 11 domaines skiables (dont Tignes, Val d'Isère, Les Arcs, les Deux Alpes) et 13 destinations de loisirs (Parc Astérix, Grévin, Walibi, Futuroscope)-, est actuellement contrôlé à 40% par la Caisse des dépôts, donc par l'Etat. 

D'où cette prise de parole du député savoyard Hervé Gaymard. "Dans une économie mondialisée, il faut garder impérativement les centres de décisions en France", a-t-il lancé à l'Assemblée nationale, "la Compagnie des Alpes est une formidable entreprise dont la prospérité est assise sur les délégations de service public que consentent les communes supports des stations de sports d'hiver. Sans délégation, il n'y a pas de Compagnie des Alpes. Je comprends que la Compagnie veuille aller sur le marché chinois. Mais nul besoin pour cela d'ouvrir son capital. Il suffit de créer une société d'investissement conjointe avec les partenaires chinois (...) Au nom des élus de la montagne, je vous conjure de faire barrage à ce projet car nous allons être dépossédés de nos centres de décisions."

L'intervention à l'Assemblée nationale 
durée de la vidéo: 04 min 19
Question au gouvernement H. Gaymard

En réponse, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a rappelé l'attachement de la France à "l'un des fleurons de l'économie touristique de notre pays". Pour le ministre, "ce qui compte" c'est que la Caisse des dépôts reste "l'actionnaire de référence", "et elle le restera!". 

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