Le collégien de Bourg-Saint-Maurice qui s'est suicidé avait été “repéré” selon le rectorat de l'académie de Grenoble

Au collège de Bourg-Saint-Maurice une cellule psychologique a été envoyée par le rectorat / © Xavier Schmitt - France 3 Alpes
Au collège de Bourg-Saint-Maurice une cellule psychologique a été envoyée par le rectorat / © Xavier Schmitt - France 3 Alpes

A Bourg-Saint-Maurice, après le suicide d'un collégien de 13 ans par pendaison, le rectorat a envoyé une cellule psychologique dans l'établissement. Neuf professionnels se sont relayés à l'écoute des élèves. 

Par Franck Grassaud

D'après le rectorat, les relations conflictuelles avec ses camarades, dont souffrait le jeune adolescent et qui pourraient expliquer son geste tragique, étaient connues. Après une année de 6e difficile, il avait été "repéré" et pris en charge par le conseiller principal d'éducation. La 5e s'était mieux passée mais, depuis son entrée en 4e, les quolibets avaient repris de plus belle. Fin janvier, au cours d'une bagarre, il aurait même reçu un coup de poing au visage. En dehors de l'école, le garçon avait fait l'objet d'un suivi psychologique.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c'est la couleur de ses cheveux, roux, qui était souvent à l'origine d'insultes insupportables pour le collégien.

Les suites du suicide d'un collégien
Intervenant : François Charlon, Directeur de cabinet du recteur

Dans la foulée du drame, et comme cela se fait de plus en plus souvent dans l'univers virtuel des jeunes lors d'un décès brutal, une page facebook a été créée pour rendre un dernier hommage à l'adolescent. Les messages de ses copains témoignent du malaise dans lequel il se trouvait. Sur un autre réseau social dédié aux vidéos, la victime publiait régulièrement des chansons qui prennent aujourd'hui un autre sens. Dans l'une d'elle, publiée en juin dernier, il clamait: "Pas besoin de souffrances, pas besoin de haine, pas besoin d'insultes, juste du bonheur".

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Interview du rectorat
Intervenant : François Charlon, Directeur Cabinet du rectorat

Pour autant, lorsqu'il sortait du cadre scolaire, cet enfant montrait un visage plutôt joyeux surtout pas replié sur lui-même, si l'on en croit des personnes qui le croisaient notamment dans un club de ski. 

 

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