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Loup : la situation plus “supportable” pour 2 députés de Savoie qui écrivent au Premier ministre

© Wikipédia
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Deux députés savoyards, Emilie Bonnivard et Vincent Rolland viennent de prendre leur plume pour dénoncer une situation "plus supportable" pour les éleveurs confrontés aux attaques de loups. Ils ont écrit au premier ministre pour lui faire plusieurs propositions.

Par Yann Gonon

La lettre n'a été rendue publique qu'aujourd'hui, mardi 29 août 2017, mais elle a été adressée au premier ministre le 2 août dernier. Les deux députés de Savoie, Vincent Rolland et Emilie Bonnivard, ont écrit à Edouard Philippe pour dénoncer la situation de détresse dans laquelle se trouvent les éleveurs qui sont de plus en plus souvent victimes des attaques de loups.

"La Savoie est le deuxième département français le plus touché en matière de prédation des loups sur l’élevage en montagne". Ainsi débute la lettre adressée au Premier ministre. Selon les auteurs de la lettre, le nombre d'attaques en Auvergne-Rhône-Alpes a ainsi augmenté de 75 % entre 2012 et 2016. "La situation n’est aujourd’hui plus supportable par les éleveurs, épuisés et exaspérés de ne pouvoir exercer tout simplement leur métier, face à un Plan national loup dont on ne peut que constater l’échec". 

Ils rappellent que les attaques ont désormais lieu, de jour comme de nuit, malgré la présence de bergers et de chiens de protection. Les conséquences ne sont quant à elle "plus supportables" dénoncent les deux députés. "Ces difficultés persistantes mettent désormais durablement à mal les perspectives de transmission et d’installation de jeunes agriculteurs en élevage ovin et caprin. Or, le pastoralisme est la seule activité agricole valorisant les territoires de haute montagne. Qui encouragerait un jeune à s’installer en élevage ovin dans un tel contexte" ?  

Après le constat, Emilie Bonnivard et Vincent Rolland adressent plusieurs propositions au premier ministre. Selon eux, il conviendrait d'abord de réformer le cadre européen pour demander le déclassement du loup d'espèce "strictement protégée" à "protégée" dans la Convention de Berne.

Parmi les autres propositions, la formation de brigades professionnelles financées par l'Etat pour le prélèvement des loups "en cas d'attaques répétées". Jusqu'à à présent, ce sont les chasseurs ou des lieutenants de louveterie "bénévoles" qui se chargent des tirs en cas de besoin.

Cet été encore, de nombreuses attaques de loups ont été recensées dans les Alpes, notamment en Savoie.




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