Réforme des retraites : une cinquantaine de manifestants tente de bloquer le tunnel du Fréjus

Un rassemblement s'est tenu mercredi matin aux abords du tunnel du Fréjus, en Savoie, à l'appel de l'intersyndicale. Les manifestants ont tenté de bloquer l'accès au tunnel mais les gendarmes les en ont empêchés.

Situation électrique aux abords du tunnel du Fréjus. Une opération coup de poing a été menée par une cinquantaine de manifestants dans la matinée du mercredi 3 mai afin de protester contre la réforme des retraites. Ils ont tenté d'envahir l'autoroute pour bloquer l'accès au tunnel, empêchés par les gendarmes qui ont été déployés en nombre.

Les manifestants ont donc passé la matinée sur une route bordant l'accès au Fréjus, qui relie la France à l'Italie, sans provoquer d'impact sur la circulation. Le rassemblement, organisé à l'appel de l'intersyndicale, n'avait pas été déclaré auprès des autorités mais des discussions avaient été menées en préfecture.

"Aujourd'hui, il fallait marquer le coup et on n'a pas fini notre action", soutient Éric Granata, secrétaire général de la CGT Savoie, faisant référence à la décision du Conseil constitutionnel attendue en fin de journée. Les Sages doivent se prononcer sur une deuxième demande de référendum d'initiative partagée déposée par les socialistes pour limiter à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite.

D'autres actions envisagées

"L'idée, c'est de ralentir l'économie, taper sur le Medef pour qu'il dise à Macron d'arrêter la réforme des retraites", ajoute M. Granata qui explique la faible mobilisation par l'absence d'appel à la grève. "On cherche toujours à élever les rapports de force. Des actions comme celle-là, il y en aura d'autres", promet-il.

La mobilisation s'est terminée en fin de matinée sans que les manifestants n'aient pu atteindre l'entrée du tunnel. Un escadron entier de gendarmes mobiles a été déployé pour les contenir. Les syndicats n'excluent pas de renouveler de telles actions sans en avertir les autorités.

A l'échelle nationale, l'intersyndicale a appelé à une quatorzième journée d'action le 6 juin, deux jours avant l'examen à l'Assemblée nationale d'une proposition de loi visant à abroger la réforme des retraites tout juste promulguée.