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Ski. On a testé pour vous... le slalom avec Julien Lizeroux

Les candidats au "Test" de France 3 Alpes ne se bousculent pas! Du moins du côté des journalistes de la rédaction qui ont toujours une petite appréhension avant d'affronter un champion. Cette fois, on a fait un heureux, c'est un fan de Julien Lizeroux qui a "défié" le vice-champion du monde 2009.
Grégory Lespinasse et Julien Lizeroux
Grégory Lespinasse et Julien Lizeroux © Jordan Guéant - France 3 Alpes
A 34 ans, Julien Lizeroux est l'un des cadres de l'équipe de France de ski alpin. Il n'en est plus un leader, depuis son opération du genou en 2011, mais il est revenu à la compétition et lutte pour retrouver son niveau. Julien est aussi et surtout un mec sympa qui a toujours le sourire et un bon coach, si l'on en croit ce "Test" réalisé avec Grégory Lespinasse dans la peau du cobaye! Le journaliste a un bon niveau de ski mais il ne s'était jamais frotté au bruit des piquets, le propre du slalom, sûrement la plus technique des épreuves. 

Au programme de Greg aujourd'hui, à La Plagne, 25 piquets... et des frissons.

Reportage Jordan Guéant
durée de la vidéo: 03 min 17
Reportage : on a testé le slalom


Le debrief


Question: T'as provoqué Lizeroux au début du tournage, t'as peur de rien quand même?

Greg: En fait si! J'étais déjà très impressionné avant le début du tournage. Un skieur de l'Equipe de France, c'est quand même pas tous les jours qu'on peut se "confronter" à ça! Je pense être plutôt un bon skieur, mais je n'avais jamais fait de slalom. Les protections aux mains et aux jambes, le casque, les piquets, c'était un peu tout nouveau pour moi. Donc très impressionné, mais aussi très avide de goûter à cette discipline que je suis à la télévision. Donc un peu excité. Et puis Julien est un sacré chambreur!

Q: Julien Lizeroux est un athlète gentil mais impressionnant?

G: J'ai eu l'occasion d'aller filmer Julien Lizeroux en entraînement et en compétition sur la Face de Bellevarde, à Val d'Isère. Une piste noire d'une impressionnante déclivité (pente maximale à 71%!!!), le tout sur une piste injectée (c'est-à-dire qu'on met de l'eau dans la piste pour que la neige durcisse et fonde moins facilement)… donc le voir s'élancer à toute vitesse sur cette piste complètement gelée, c'est vraiment impressionnant! Mais pour ce "Test", les pisteurs de La Plagne ont été sympas, ils ont fait un tracé facile, sur une neige pas trop dure… et Julien m'a attendu! Donc, je répondrais plutôt que Julien Lizeroux est impressionnant… mais gentil!


Q: On comprend que ce qui t'a perturbé c'est le contact avec les piquets, tu peux nous expliquer?

G: En fait, on a beau savoir bien skier, les piquets, c'est une autre paire de manche! Lors des premiers passages, je n'arrivais plus à skier, obnubilé par ces piquets qu'il faut "tordre". Je fonçais droit sur eux, et j'en oubliais la trajectoire, jusqu'à me faire déborder! La coordination entre le haut et le bas du corps n'est pas aisée! C'est incroyable comme c'est technique cette discipline! J'imagine que tous les jeunes des ski clubs connaissent ça par cœur… mais moi, non! Le haut du corps face à la pente, les enchaînements rythmés, la trajectoire rectiligne du buste et le balancement latéral des jambes sous le buste, la cadence des piquets qui se couchent en rythme, c'est harmonieux et magnifique. Enfin... surtout à la télé, parce qu'avant d'y arriver…

Q: Pourtant c'est joli le bruit des piquets, c'est presque mélodieux!

G: Un vrai régal! Surtout quand on les prend dans la figure…

J'ai obtenu le chamois de vermeil"


Q: Au final tu l'as provoqué mais c'est quand même lui qui l'emporte haut la main!

G: Heureusement, sinon, il aurait eu du souci à se faire… et j'aurais pu changer de métier! Mais, là encore, bravo à lui. Julien a su faire partager avec patience et envie sa passion pour cette discipline. Au point que j'y ai pris goût. Je me suis acheté toutes les protections. J'ai pris des cours pendant une semaine avec Alexandre Carrara, moniteur de l'ESF à Risoul, dans les Hautes-Alpes. Alexandre Carrara a été d'une grande patience (parce qu'il y avait du boulot!) et a continué à m'enseigner les rudiments de la technique au slalom.
Je me suis présenté au Chamois (c'est l'épreuve sanctionnant le niveau en slalom spécial) et j'ai obtenu le chamois de vermeil (dans l'ordre c'est: or, vermeil, argent, bronze, cabri). A 36 ans, c'est peut-être un peu tard pour débuter, mais c'est pas si mal pour une première, non?

Q: On a l'impression que la leçon de cette histoire, c'est qu'en slalom il faut toujours avoir un virage d'avance, non?

G: Sans doute comme dans toutes les disciplines, il vaut mieux regarder loin devant soi que ses skis!

L'équipe de tournage
L'équipe de tournage © France 3 Alpes

 

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