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Une aide-soignante mise en examen pour six empoisonnements et trois tentatives dans une maison de retraite de l'agglomération de Chambéry

© Elsa Cadier - France 3 Alpes
© Elsa Cadier - France 3 Alpes

A Jacob-Bellecombette, une employée de la maison de retraite - qui dépend de l'hôpital de Chambéry - a été mise en examen après six empoisonnements de pensionnaires et trois tentatives. Elle aurait expliqué vouloir "mettre fin à leurs souffrances". 

Par F.Grassaud - E. Cadier - N. Rapuc

Placée en garde à vue depuis mardi 10 décembre, par la police judiciaire, cette femme âgée de 30 ans était d'abord soupçonnée d'avoir empoisonné une pensionnaire de 84 ans qui a sombré brutalement dans le coma, fin novembre, avant de mourir deux jours plus tard. La victime était accueillie au Césalet dessous un EHPAD, Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, de Jacob-Bellecombette dans l'agglomération de Chambéry.  

C'est la direction de l'hôpital qui avait signalé les faits au procureur, jugeant troublante la dégradation brutale de l'état de santé de la victime. Les policiers se sont alors interrogés sur d'autres faits troublants dans cette maison de retraite.

Finalement, ce jeudi 12 décembre, l'aide-soignante a avoué avoir administré de fortes doses de psychotropes à neuf patients en tout. Six seraient décédés au cours des deux derniers mois à la suite de ses agissements. Ces pensionnaires "n'étaient pas en fin de vie", selon la vice-procureure Dietlind Baudoin

Série de meurtres dans un EHPAD


La position de l'hôpital de Chambéry


Selon l'hôpital de Chambéry, aucun des produits retrouvés dans le sang de la vieille dame décédée fin novembre "ne faisait partie de la prescription pharmaceutique de cette résidente". "Dès les résultats toxicologiques connus, la direction du centre hospitalier a saisi le procureur de la République qui a ouvert une enquête.

La direction dit avoir pris toutes les mesures de soutien psychologique afin d'accompagner les équipes soignantes, qui sont particulièrement affectées", a souligné la direction du centre hospitalier dans un communiqué. Une cellule psychologique a été mise en place. Une plainte doit être déposée dans les jours qui viennent. Une direction qui dit se sentir responsable mais pas coupable.

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