Share voisins, la machine du voisin ... l'économie du partage en vogue sur la toile

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Les bonnes résolutions...épisode 2. Cette année, c'est décidé, on sort de sa bulle, on va vers les autres, on rend service, on prête ses affaires à défaut de les donner. Les initiatives collaboratives locales et même hyper-locales fleurissent. Exemple avec "ShareVoisins" et "la machine du voisin".

Par Dolores Mazzola

 

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"Ce dont on a besoin se trouve dans le placard du voisin"

ShareVoisins, du verbe anglais "share" (partager) est une interface qui créer du lien social en offrant la possibilité à chacun d'échanger des objets du quotidien entre voisins de quartier, d'immeuble ou même de palier. L'objectif : permettre de trouver rapidement n’importe quel objet dont on a besoin ponctuellement en mettant des voisins en relation. Plus besoin d'acheter, ShareVoisins permet d'emprunter et surtout de partager une vie de quartier. Le service permet ainsi de faire des économies mais aussi de mettre en pratique des principes simples de décroissance, d'économie durable. On peut tout emprunter : de l'outil de bricolage, à l'appareil ménager, en passant par le matériel de jardin .... la liste des objets proposés à l'emprunt est ouverte.  
 / © DR Pour s'inscrire, les fondateurs l'affirment "c'est simple comme bonjour"... et convivial. Il suffit de s'inscrire sur la plateforme ou de se connecter via Facebook. On s’inscrit sur le site en entrant son adresse pour rejoindre son quartier, les objets partagés autour de chez soi apparaissent sur une carte, on peut envoyer une "demande d’emprunt" par message à un voisin ou une "requête générale" au quartier.

Le site Sharevoisins.fr a été lancé à Paris fin octobre 2014. Aujourd'hui, il est présent dans la plupart des grands villes, et notamment dans les agglomérations de Rhône-Alpes. Il compte plus de 10 000 utilisateurs. En 2015, ses fondateurs ont mené une campagne de financement participatif. Objectif : améliorer le site et développer une application mobile.

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Janvier,  le mois du blanc et des bonnes résolutions ...

On lave son linge chez le voisin avec "La Machine du Voisin". Il s'agit d'un site de partage de machines à laver entre particuliers. Cette interface web favorise la mise en relation entre les heureux propriétaires d'une machine à laver et des «sans machine fixe».
 / © DR On peut faire sa lessive chez un particulier, moyennant quelques euros. Le prix de l'utilisation de la machine est fixé par le propriétaire (entre 1 et 10 euros). L’initiative, lancée en 2012, a permis de réunir plus de 10 000 utilisateurs, et d’enregistrer plus de 3900 lave-linge sur le site. Une initiative qui a pris racine dans les villes de Rhône-Alpes.
Le principe d'utilisation de la plateforme est élémentaire : on recherche une machine disponible près de chez soi, via un moteur de recherche et une carte. On peut sélectionner la machine recherchée en fonction de sa situation géographique, de ses caractéristiques (marque, type, capacité, année, catégorie énergétique.... etc) et s'inscrire sur le planning du propriétaire. Certains permettent aussi d'avoir accès à un sèche-linge, à un fer à repasser et même à une machine à café ! N'oubliez-pas votre lessive ! Elle peut être fournie en cas d'oubli.

On aime ... quand les utilisateurs de la plateforme ne manquent pas d'humour !
Capture écran sur le site "La Machine du Voisin" / © PM
Capture écran sur le site "La Machine du Voisin" / © PM
Un bon plan pour gagner un peu d'argent en "louant" son lave-linge. Une initiative astucieuse et originale pour ceux qui sont privés de machine à laver faute de place, qui n'ont pas une laverie automatique près de chez eux, qui ne veulent pas passer par un pressing ou encore pour les étudiants qui n'ont pas les moyens de rentrer chez les parents chaque week-end. Bonus : La machine du voisin est un bel alibi pour rencontrer des gens quand on débarque dans une ville inconnue ! L'initiative a vu le jour en 2012, à Lille et s'est répandue comme une traînée de poudre (... à laver !). 

L'économie collaborative est en plein boom : voir ou revoir un reportage sur le troc de France 2

Des jouets contre une plante verte, des livres contre un appareil photo, pas de transactions, pas d'argent et si demain tout devenait gratuit. Aucun n’échange d'argent, chacun y trouve son compte. Ce type d’échanges ne se limitent pas qu'à la culture, sacs de luxe et cosmétiques sont aussi échangés.... Certaines mamans échangent des gardes d'enfants !

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