Top 14 : Oyonnax dans l'antichambre de la Pro D2

C'était de la match de la peur, celui des relégables. Venus en Béarn pour faire un coup et croire encore à l'impossible, les "Oyomen" ont bien fait jeu égal avec les Pyrénéens mais leur manque de réalisme a été rédhibitoire (25 à 6). Pau a quasiment assuré son maintien, Oyo sa descente.

C'est un fait pour les hommes de Johann Authier : la Pro D2 leur tend de nouveau les bras trois ans après leur montée et deux belles années passées à jouer les trouble-fêtes.

Si le premier quart de la partie était équilibré avec un score de parité logique (6-6, 24) - deux pénalités de Marques, deux autres de Robinson - Pau montait en régime avant la pause pour inscrire deux essais sur deux de leurs rares temps forts. Le premier par l'ailier Fumat (26), en conclusion d'une action à laquelle toute la ligne de trois-quarts a pris part avec un service de Bobo en bout de ligne.

Le second suite à un ballon porté juste avant la mi-temps qui profitait au demi de mêlée Marques pour un essai de filou creusant l'écart (18-6, 39).
Le Stade du Hameau a longtemps guetté le troisième après la pause, a poussé derrière les siens tout près de prendre un coup de froid de la part du flanker visiteur Sobela (51) à la percée plein axe mal soutenue. 

Malgré leur manque de maîtrise et la perte pour dix minutes de leur pilier Murray (carton jaune, 69), les Béarnais ne perdaient pas espoir de finir en beauté, ce qu'ils faisaient juste avant la sirène grâce à leur pack.  


Déclaration d'après match de Johann Authier (entraîneur d'Oyonnax)
"Les matches se suivent et se ressemblent, on laisse encore notre adversaire prendre le bonus offensif et nous on repart sans rien. J'avais dit avant qu'on avait déjà un pied en Pro D2 et qu'il fallait gagner. Maintenant ce sera très très très compliqué. On ne concrétise pas nos occasions alors qu'eux ont deux occasions et demi et marquent trois fois. On manque un peu de tout, en défense, en prenant des essais sur chaque temps faible. Mathématiquement ce n'est pas fait mais ça sera très compliqué"