"Une expérience terrifiante" : bloquée sur une remontée lors d'une tempête, une rescapée témoigne dans la presse britannique

La vidéo du télésiège de la station de Cervinia (Italie), ballotté dans tous les sens par des bourrasques de 110 km/h le 28 mars dernier, est loin d'avoir fini de tourner sur les réseaux sociaux. Surtout depuis que la presse et les médias anglo-saxons relaient le témoignage d'une Néo-Zélandaise de 48 ans, une des trois rescapés de la remontée mécanique.

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Elle s'appelle Stephanie Burt. Son visage, et surtout son témoignage, s'affichent depuis le week-end de Pâques sur de nombreux médias anglo-saxons. Pour cause, elle est une skieuse encore présente sur un télésiège de la station de Cervinia, en Italie, qui a été balayé par le passage de la tempête Nelson.

"C'est une expérience terrifiante de rester suspendue pendant 40 minutes dans les airs, a-t-elle confié au quotidien britannique Daily Mail. Nos postérieurs étaient littéralement décollés des sièges. [...] On était projetés en l'air, contre la bulle de protection. [...] À un moment, on s'est retrouvé avec nos skis par-dessus nos épaules".

Trois skieurs dans la tempête

Un "rodéo" qui aurait pu être mortel, comme le précise le média britannique ou encore d'autres aux Etats-Unis et en Australie, mais qui n'a rien d'étonnant si l'on en juge la vidéo mise en ligne par le site météo de la vallée d'Aoste.

Pendant 40 minutes, la quadragénaire, skieuse de Nouvelle-Zélande depuis l'âge de 3 ans, dit avoir vécu l'expérience la plus traumatisante de sa vie. "Je me souviens m'être dit : je dois absolument tenir le coup. J'ai pensé à mes enfants, mon mari Barney (l'autre passager), m'a juste dit : surtout ne saute pas."

Un conseil que n'a pas suivi le troisième infortuné passager du télésiège de Crétaz. Ou n'a pas pu suivre. Après l'avoir entendu crier derrière eux, le skieur est tombé de son siège. Une chute filmée d'en bas par un autre skieur et postée rapidement sur les réseaux sociaux. Et heureusement sans fâcheuse conséquence puisque d'après le communiqué de la Cervino Spa, la société gestionnaire des remontées mécaniques de Cervinia, les trois skieurs ont été évacués "en totale sécurité et selon les protocoles prévus", alors qu'ils rejoignaient la gare d'arrivée.

Je ne reviendrai jamais skier en Italie.

Stephanie Burt.

"Nous avons été traumatisés, au contraire. J'étais en état de choc. Et après ça, ils pensent encore que nos vies n'étaient pas menacées... C'est complètement fou." La version du sauvetage "sous contrôle" donnée par le directeur de la station italienne n'a pas beaucoup convaincu la skieuse rescapée. 

"La vitesse du vent est passée de 20 à 30 km/h, dans un laps de temps très court", a expliqué Federico Maquignaz, le directeur de la société de remontées mécaniques à nos confrères du journal quotidien Aosta Sera. Presque personne ne se trouvait à bord de la remontée lorsque l'ordre a été donné de l'arrêter. La trop longue attente des trois derniers skieurs serait due à un renforcement ultérieur du vent pendant l'intervention des secouristes.

"Au-delà de la peur éprouvée par les trois skieurs, que je comprends, personne n'a été blessé", a conclu le responsable italien. Y compris le troisième skieur, qui a été récupéré après sa chute du télésiège par les pisteurs de la station.

Un "tout bien qui finit bien", qui n'est toutefois pas de l'avis de Stephanie Burt. Elle accuse, tour à tour, le manque d'information donné pendant l'urgence, l'équipement des sauveteurs mal adapté à la situation et l'absence de personnel à l'arrivée en haut du télésiège... Des accusations niées en block par la direction des remontées lors d'un entretien avec la rescapée, le lendemain de l'incident.

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