Drôme: effervescence dans le quartier de Fontbarlettes à Valence

Dans la soirée du lundi 27 juillet, excédés par l'occupation illégale d'un immeuble, des riverains du quartier de Fontbarlettes (26) ont délogé des squatteurs  roms, qui occupaient les lieux. Mardi, un appartement prenait feu, la police intervenait et découvrait l'expédition conduite la veille 


Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité
Depuis plusieurs mois vingt familles, originaires des pays de l'Est, avaient pris possession illégalement d'appartements situés allée Golfard, près de la rue Rossini et propriété de l'office HLM. Elles occupaient des appartements vide, en attente de rénovation, sans payer de loyer ni régler les charges pour l'eau et l'électricité.
Ainsi, comme on peut le lire sur le site de nos confrères de France Bleu Drôme-Ardèche et du Dauphiné Libéré, dans la soirée du lundi 27 juillet, excédés par les nuisances sonores et autres dégradations, des riverains de la rue Goldfard dans le quartier de Fontbarlettes à Valence ont décidé de déloger les occupants illégaux.

Dans un communiqué, le maire de Valence Nicolas Daragon, Annie-Paule Tenneroni, adjointe au logement et le président de l’OPH, et Michel Ponsard-Chareyre, déclarent « comprendre cette réaction de légitime défense de la part de ce collectif citoyen. » Les élus précisent un peu plus loin qu’une procédure d’expulsion a bien été engagée « depuis de nombreux mois à l’encontre des familles tchétchènes occupant illégalement le bâtiment. » Ils concluent par ces mots « les élus déplorent qu’une telle action ait dû avoir lieu face à l’inertie de la justice. »

Depuis cet épisode et après l'intervention de la police suite à un incendie survenu "spontanément", ce mardi 28 juillet, l’OPH (Office public de l’habitat) a décidé de couper l’eau et l’arrivée d’électricité ainsi que de murer les portes d’entrée des immeubles pour éviter toute nouvelle occupation illicite. 

La procédure judiciaire, pour obtenir l'expulsion de ces familles, était bien engagée par l'office HLM mais, comme souvent en pareil cas, la décision tarde à être prononcée. Pendant ce temps, dans le quartier, entre squatteurs et habitants les relations ne cessaient de se détériorer. Les tâches d'entretien réalisées par les agents de l'office HLM ne pouvaient plus être effectuées dans les allées occupées.