Un accident d'autocar survenu en mars 2012 à Quimper et qui avait fait trois blessés graves résulte d'une faute humaine, conclut le bureau d'enquêtes sur les accidents
de transport terrestre.
"Cet excès de vitesse est la conséquence de manoeuvres inappropriées du conducteur de cet autocar qui n'a pas pu le ralentir à l'aide des commandes manuelles du régulateur de vitesse et du ralentisseur hydraulique et qui les a manipulées pendant quelque 18 secondes avant d'appuyer sur la pédale actionnant le frein principal à air comprimé qui a alors fonctionné normalement", poursuit le rapport. Le conducteur du car, âgé de 62 ans au moment de l'accident, avait évoqué devant les enquêteurs un problème de freinage, expliquant n'avoir obtenu "aucune réaction" des freins au moment d'aborder le rond-point où s'était produit l'accident.
Problème de régulateur de vitesse ?
Le BEA-Terre estime que le conducteur a pu être perturbé par une "manipulation malencontreuse et involontaire qui a maintenu ou réenclenché le régulateur de vitesse", indiquant qu'un "défaut hydraulique ne peut cependant pas être totalement écarté". Il préconise notamment "d'améliorer l'ergonomie des commandes des ralentisseurs et des régulateurs de vitesse équipant les autocars afin de mieux séparer les fonctions liées à la sécurité (freinage) des aides à la conduite (régulation et limitation de vitesse) et d'éviter les possibilités de confusion lors de leur actionnement".
L'accident s'était produit le 17 mars 2012 à un rond-point situé à l'entrée de Quimper. Le car, qui transportait 26 personnes, s'était renversé après avoir quitté une voie express. Trois passagers avaient été grièvement blessés, dont un enfant de 4 ans. L'autocar avait été affrété par le voyagiste Salaün et effectuait le ramassage d'un groupe de vacanciers d'un comité d'entreprise de Lesneven (Finistère), à destination de Serre-Chevalier (Hautes-Alpes).