La centrale au gaz de Landivisiau, ce ne sera pas pour tout de suite

800 personnes avaient manifesté contre la centrale en juin 2013 / © Christophe Molina
800 personnes avaient manifesté contre la centrale en juin 2013 / © Christophe Molina

Le chantier de la centrale au gaz de Landivisiau (29), qui devait commencer début 2014, va être retardé de plusieurs mois, du fait de nouvelles recommandations de l'administration.

Par Sylvaine Salliou

L'enquête publique ne pourra pas débuter avant juin 2014, alors qu'elle était prévue initialement pour cet automne. Le chantier, lui devait commencer début 2014. Et bien, ce sera au mieux la fin de l'année prochaine. La faute à une réglementation qui aurait évolué. Il faut par exemple désormais faire une étude d'impact unique. Il faut aussi intégrer les projets de raccordement électrique de la centrale et en gaz, ce qui n'était pas prévu.

Pour Xavier Caïtucoli, le patron Direct Energie, maître d'oeuvre du projet avec Siemens, "Ce qui m'importe c'est le moment où l'on met la centrale en service. C'était prévu (fin) 2016 et aujourd'hui je n'ai pas encore d'éléments suffisamment précis pour dire +voilà je vais perdre trois mois, six mois ou douze mois+. Je ne sais pas dire quel sera l'impact final". "Mais potentiellement vu d'aujourd'hui, l'enquête publique est décalée de sept ou huit mois, donc notre projet vu d'aujourd'hui il prend huit mois" de délai, a-t-il reconnu.


"Des grains de sable dans le rouage"

La centrale à cycle combiné gaz de Landivisiau, qui suscite des oppositions locales, représente un investissement de 400 millions d'euros pour une puissance de 400 mégawatts. Elle est destinée à renforcer l'approvisionnement en électricité de la Bretagne, qui ne produit que 11% de son courant. Pour Alain Le Suavet, porte-parole du collectif d'opposants au projet Gaspare, qui conteste notamment la nécessité de la centrale et les subventions dont elle bénéficie, cette péripétie "met des grains de sable dans les rouages". "Ils vont avoir une année dans la vue", selon lui. M. Caïtucoli a souligné de son côté que le projet restait inchangé sur le fond, mais a critiqué le fait que les projets industriels devenaient de plus en plus difficiles à mener du fait de contraintes réglementaires. "

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