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Inauguration d'une première bio-raffinerie d'algues en Bretagne

Un consortium de cinq PME bretonnes a inauguré lundi à Plouénan (Finistère) une bio-raffinerie d'algues, donnant le coup d'envoi à l'industrialisation d'une nouvelle filière de valorisation de ces végétaux. 
© France 3 Bretagne
La nouvelle usine, inaugurée en présence de quelque 350 personnes et présentée comme une première mondiale, est destinée au traitement des algues dans le cadre du projet Ulvans. Celui-ci vise à créer une nouvelle filière de valorisation des algues en Bretagne, depuis la récolte jusqu'à leur transformation en produits innovants pour les secteurs de la nutrition et de la santé animale et végétale. Il s'agit ainsi par exemple de développer de nouveaux produits pour le secteur de la santé animale en substituant les molécules chimiques par des molécules bio-sourcées bénéfiques, notamment pour le développement des défenses animales. Ou encore de remplacer les protéines animales utilisées dans l'alimentation animale et l'élevage aquacole ou de substituer certains produits phytosanitaires et engrais par des produits naturels issus des algues. 


750 espèces d'algues

"Aujourd'hui, on démarre la phase industrielle", a lancé Hervé Balusson, PDG d'Olmix, cheville ouvrière du projet Ulvans devant une machine géante destinée à laver et trier les algues récoltées en mer. "Cette filière algues en Bretagne doit faire émerger toute une nouvelle économie", a-t-il estimé. "Aujourd'hui, on est les pionniers, avec une avance technologique qu'il faut garder", a-t-il ajouté. La France importe plus de 50.000 tonnes d'algues par an et en produit 70.000. En Bretagne, on trouve 750 espèces d'algues et un vivier de 500.000 à un million de tonnes. L'objectif d' Ulvans en 2020 est de créer 300 à 500 emplois directs avec un chiffre d'affaires annuel de 150 millions d'euros. "Ulvans" est le nom de la molécule présente dans l'algue verte (ou laitue de mer). Le projet Ulvans regroupe cinq PME associées à deux centres de recherche. Il bénéficie de 10,7 millions d'euros de fonds publics, dont 4 millions de subventions pour un investissement total de 25 millions d'euros.
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