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Free Partie illégale dans le centre-ville de Nantes: 1500 teufers

Une Free Partie a été organisée illégalement dans un hangar désaffecté de l'île de Nantes à 3 heures du matin, dans la nuit de samedi à dimanche. 1500 teufers ont investi les lieux. Objectif: pousser un coup de gueule contre l'interdiction des fêtes techno par les autorités. 
1500 teuffers se sont donnés rendez-vous dans un hangar désaffecté de l'île de Nantes dans la nuit de samedi à dimanche
1500 teuffers se sont donnés rendez-vous dans un hangar désaffecté de l'île de Nantes dans la nuit de samedi à dimanche © France 3 Bretagne
Ils viennent de Bretagne ou des Pays-de-la-Loire. Premier rendez-vous donné à 21h à Bain-de-Bretagne (35), un autre groupe se rassemble à Pontchâteau en Loire-Atlantique. 300 véhicules convergent ensuite vers un nouveau lieu communiqué par téléphone, ce que les teufers dans leur jargon appellent l'infoline.

Ce sera un parking à Rezé. Les forces de police les ont déjà repérés et tentent de les bloquer, mais le convoi s'ébranle vers la destination finale: un hangar désaffecté de l'île de Nantes, juste en face du MIN (Marché d'intêret national).

A 3h du matin, la free partie commence au son de la musique techno. Les organisateurs de la soirée ont choisi un lieu atypique, le centre-ville de Nantes, alors que la plupart des fêtes techno ont lieu dans la campagne.


Voyez le reportage de Gilles Raoult et Thierry Brehier cette nuit

durée de la vidéo: 00 min 46
ITW free party nantes

Objectif de cette fête sauvage: pousser un coup de gueule contre les autorités qui empêchent l'organisation des free parties et obligent les teufers à se retrouver dans l'illégalité.

Un ras-le-bol qui s'était déjà manifesté au début du mois de décembre par une opération escargot sur la rocade de Rennes pour protester contre les violences policières et la confiscation des Sound-Systems.

Voyez l'interview d'un des organisateurs de la Free Party de Nantes



Les teufers ont démonté le matériel vers 10h ce dimanche matin. La Free Partie s'est déroulée sans incident.

Depuis 21 ans, les Free Parties ont une réputation sulfureuse. Depuis 2001, l'amendement Mariani soumet l'organisation des Free Parties à une déclaration préalable en préfecture.

Mais dans les faits il s'agit davantage d'une demande d'autorisation puisque le préfet peut facilement trouver un motif d'interdiction, soit sur le plan de la sécurité, soit pour une raison de trouble à l'ordre public. D'autant que peu de municipalités voient l'arrivée des teufers dans leur ville d'un bon oeil.

Conséquence: la plupart du temps si les organisateurs des fêtes techno jouent le jeu de la déclaration préalable, ils se voient notifier une interdiction pure et simple. D'autres mairies annulent au dernier moment, faisant perdre de l'argent aux organisateurs de l'évènement. Un cercle vicieux qui pousse les Free Parties à entrer dans l'illégalité.

Comme nous l'explique Jean-Marc secrétaire général de l'association Techno +



L'association Techno + a pour rôle de veiller au bon déroulement des fêtes. Elle est mandatée par les agences de l'Etat.

Sur place, elle s'assure que toutes les règles de sécurité sont bien respectées, alerte les secours en cas d'accident, fait de la prévention sur l'usage des stupéfiants, assure la distribution de bouchons d'oreille, de préservatifs. 

Mais sa mission de santé publique est parfois remise en cause comme nous l'explique Adrien, président de l'association.




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