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Betton (35) : 41 salariés privés de patron

La société Vert Import à Betton (35) / © B. Le Vaillant
La société Vert Import à Betton (35) / © B. Le Vaillant

Les 41 salariés d'une entreprise de Betton près de Rennes se retrouvent depuis une semaine dans une situation ubuesque. Leur PDG a démissionné de la présidence, en partie à cause d'une décision de justice. La société est par ailleurs en bonne santé.

Par Thierry Peigné

La surprise a été de taille pour les 41 salariés de Vert Import à Betton (35). Le mercredi 19 novembre, le PDG leur annonce qu'il quitte la présidence de la société sous prétexte que la décision de justice de la cour d'appel de Rennes du 23 septembre dernier, annule son achat de l'entreprise intervenu 2009.

Vert Import importe et distribue des matériels de jardinage / © S. Lenaud L'annulation de la vente aurait dû se traduire par un retour de l'ancien (et donc nouveau) propriétaire, mais à ce jour il ne s'est toujours pas manifesté. Les salariés sont donc dans l'expectative, ne sachant pas où va l'entreprise et comment ils vont être payés à la fin du mois. De plus, selon eux, l'entreprise qui importe et distribue motoculteurs, tracteurs ou encore tondeuses ne s'est jamais porté aussi bien depuis le rachat il y a 5 ans.

"On a l'impression que le ciel nous tombe sur la tête ... On a jamais travaillé autant et là on va nous dire STOP !" relate Franck Neveu, magasinier à Vert Import

Témoignage d'un salarié de Vert Import
Nicolas Neveu, magasinier chez Vert Import Interview réalisé par B. Le Vaillant - S. Lenaud


Nomination d'un mandataire judiciaire

Pour l'instant, les salariés ne baissent pas les bras et continuent de travailler de manière solidaire et consciencieuse. Ils préparent les devis, les commandes, honorent les livraisons. Ils demandent à ce qu'un mandataire judiciaire soit rapidement nommé.

Le chef produits de Vert Import
Hervé Poujol, chef produits chez Vert Import


Les salariés sont plus qu'inquiets. Ils craignent que si la situation actuelle perdure, les fournisseurs et clients, qui pour la plupart connaissent la problématique et les soutiennent, ne pourront pas continuer à travailler avec une entreprise qui n'honore plus ses factures et qui ne peut plus livrer certaines pièces car dans l'impossibilité de les payer.

Ce vendredi matin, les salariés ont appris que le tribunal de commerce avait demandé la nomination d'un administrateur. Ils espèrent qu'elle sera effective ce jour pour pouvoir procéder au règlement des salaires de novembre. 

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