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Finistère : les habitants incités à détecter le radon chez eux

Un technicien (G) de la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) mesure, le 01 avril 2003, les seuils de radon (un gaz invisible émis par le radium) dans la cave du pavillon d'un monsieur, en région parisienne. / © Martin Bureau /AFP
Un technicien (G) de la Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) mesure, le 01 avril 2003, les seuils de radon (un gaz invisible émis par le radium) dans la cave du pavillon d'un monsieur, en région parisienne. / © Martin Bureau /AFP

Le radon, gaz radioactif, naturel, est très présent en Bretagne car on le trouve dans les sous-sol granitiques. Inoffensif à l'air libre, il peut se révéler dangereux en milieu confiné et entraîner le cancer du poumon. Pour la seconde fois, l'ARS lance une campagne de sensibilisation et détection.

Par Emilie Colin

200 décès seraient liés au radon en région Bretagne, selon une étude menée en 2000. Parmi les départements les plus concernés on retrouve le Finistère, l'l'Ille-et-Vilaine et le Morbihan. Le radon est un gaz radioactif, naturel, inodore présent partout à la surface de la planète. Ce gaz qui se dilue à l'air libre peut s'avérer nocif, lorsqu'il est présent en milieu confiné, à forte dose.

Claudine Noyon, technicienne à l'ARS compare ses effets à ceux de la cigarette et souligne : "les risques augmentent selon la concentration et la durée de présence dans les locaux. Suite à l'intoxication et comme souvent pour la cigarette, les effets se déclenchent des années plus tard, provoquant un cancer du poumon"

Une deuxième campagne de sensibilisation dans le Finistère

En 2011 et pendant 3 ans, l'ARS avait mené une campagne en collaboration avec les 9 communes de Concarneau Cornouaille agglomération. 4500 dosimètres avaient alors été distribués auprès de personnes volontaires. Le bilan était éloquent : + de 25 % des habitations mesurées présentaient une concentration annuelle supérieur à 300 Bq/m3 (contre 100 à 150 en moyenne, pour la région). Sur ces 25 %, 4% étaient supérieurs à 1000 et nécessitaient alors une intervention. L'ARS renouvelle cette année l'expérience et propose à nouveau de mesurer le niveau de radon, chez soi, grâce à un dosimètre que vous pouvez obtenir jusqu'au 6 mars et gratuitement en contactant Mme Noyon par mail : claudine.noyon@ars.sante.fr . Un seul impératif, il est préférable d'effectuer ces mesures pendant la période hivernale, lorsque l'on chauffe et pendant au moins deux mois. 

Pour éviter une forte présence du radon, il faut veiller à l'étanchéité et la ventilation de son habitat.  Suite aux analyses, chaque personne recevra un courrier personnalisé détaillant les dispositions à prendre.

Le radon, une présence déjà évaluée dans l'eau en Bretagne

Dans une étude menée en 2014, l'UFC Que Choisir avait retenu 6 critères de contaminations de l'eau potable en France. Elle relevait les pollutions d'origine agricole, celles liées à un mauvais fonctionnement du traitement de l'assainissement et celles liée à une radioactivité naturelle. A l'époque, une quinzaine de communes dépassaient la limite de 0,1milliSivert/an. Sept communes du Morbihan étaient concernées, toutes autour du Faouët et captant l'eau au plus prés de la nappe phréatique, preuve que cette radioactivité est naturelle, une étude similaire donnait les mêmes résultats il y a deux ans.

Enquête radon eau UFC-Que Choisir en 2014
S. Izad, P. Beaugey, T. Descamps / avec GOUABAULT JEAN YVES (Président UFC-Que choisir du Morbihan), LE CORRE ANDRE (Maire du Faouët), JEHANNO FRANCOISE (Directrice du syndicat "Eau du Morbihan")

 

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