• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Mobilisation des surveillants : blocages partiels dans les prisons en Bretagne

Des surveillants manifestent devant le centre pénitentiaire de la prison de Véin-le-Coquet / © C.Jauneau France 3 Bretagne
Des surveillants manifestent devant le centre pénitentiaire de la prison de Véin-le-Coquet / © C.Jauneau France 3 Bretagne

Trois syndicats de surveillants ont lancé un appel au blocage suite aux agressions survenues à la prison de Vendin-le-Vieil. En Bretagne les surveillants des centres pénitentiaires de Vézin-le-Coquet, de Rennes ainsi que les maisons d'arrêt de Ploemeur Brest et Vannes sont solidaires du mouvement.

Par Maylen Villaverde

Les syndicats ont appelé à un "blocage total" des prisons lundi 15 janvier dès 6 heures du matin pour réclamer plus de sécurité après les agressions à la prison de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais survenues. Jeudi dernier trois gardiens ont été blessés à l'arme blanche par l'islamiste allemand Christian Ganczarski. Le directeur du site de Vendin-le-Vieil a demandé à l'administration pénitentiaire à quitter son poste. C'est l'une des revendications des syndicats.

La Bretagne solidaire


L'appel à ce mouvement "reconductible" est lancé par les trois syndicats : l'Ufap-Unsa Justice, syndicat majoritaire, la CGT Pénitentiaire et FO Pénitentiaire. En Bretagne de nombreux centres pénitentiaires et maisons d'arrêt ont suivi cet appel au blocage. C'est le cas du centre pénitentiaire de Vézin-le-Coquet près de Rennes, de la prison des femmes de Rennes mais aussi des maisons d'arrêt de Vannes et Ploemeur. Dans tous ces centres les surveillants expliquent qu'ils sont victimes d'agressions très régulièrement mais qu'aucune mesure n'est prise pour y remédier. Ils attendent des moyens matériels et humains supplémentaires.

Il y a quelques semaines à peine les surveillantes de la prison des femmes de Rennes avaient d'ailleurs manifesté leur mécontentement face aux agressions et réclamé davantage de moyens.




Au total ce sont plusieurs dizaines de surveillants qui perturbent le fonctionnement normal des maisons d'arrêt et centres pénitentiaires.
A Vézin-le-Coquet et Rennes les entrées et sorties des prisons sont bloquées. Même chose à Vannes où une quinzaine d'agents se relaie et bloque les mouvements de détenus. C'est aussi le cas à Brest où certains détenus ne peuvent rejoindre le tribunal où ils doivent comparaître.

A Ploemeur une vingtaine de surveillants a débrayé à 6 h du matin avant de reprendre le travail. Idem à Saint-Brieuc où les agents débrayent depuis samedi sans toutefois bloquer l'accès.

Le mouvement pourrait être reconduit demain si aucune réponse satisfaisante n'est apportée.

Pas de blocage à la maisons d'arrêt de Saint Malo.

Le reportage en Ille-et-Vilaine de Catherine Jauneau et Jean-Michel Piron


Réponse politique


Samedi matin, le cabinet de la garde des Sceaux a reçu les syndicats, mais ceux-ci disent avoir quitté les discussions en "claquant la porte". "Aucune réponse concrète aux revendications portées par nos organisations syndicales respectives ne nous a été apportée afin de mettre un terme à l'absence de considération et de moyens, notamment en matière de sécurité, au sein des établissements pénitentiaires", ont dénoncé les trois syndicats dans un communiqué commun.

Le ministère de la Justice a demandé une mission d'inspection dans cette prison. Les investigations sur les circonstances de l'agression et les responsabilités "ont déjà commencé" et la garde des Sceaux "prendra les décisions adaptées dès la remise des conclusions", a indiqué samedi la chancellerie.

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, est attendue mardi à la prison de Vendin-le-Vieil où trois surveillants ont été agressés par un détenu islamiste.


Sur le même sujet

L'histoire du football féminin

Les + Lus