La cour administrative d'appel de Nantes a désavoué ce jeudi 7 novembre 2024 la vingtaine de riverains qui l'avaient saisie pour faire annuler la "déclaration de projet" d'agrandissement et de rénovation de l'hôtel "Le Gerbot d'Avoine" à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-d'Armor). Ils devront payer 1500 euros à la communauté d'agglomération pour ses frais de justice.
Remplacer "un ancien hôtel-restaurant d'une trentaine de chambres" par "un complexe hôtelier comprenant un hôtel (...), une résidence hôtelière (...), un restaurant gastronomique de soixante couverts, une brasserie d'environ cent couverts, un spa, une piscine couverte et un parking souterrain d'une centaine de places". Voici pour le projet d'agrandissement et de rénovation de l'hôtel "Le Gerbot d'Avoine" à Saint-Quay-Portrieux.
Et la Cour administrative d'appel de Nantes a autorisé cet agrandissement. Il "répond aux objectifs de maintenir le classement" de Saint-Quay-Portrieux en "station classée tourisme" a-t-il estimé le 7 novembre. Le permis est "valable jusqu'en 2027". Le nombre d'emplois créés ne serait ainsi "pas inférieur à cinquante", selon les prévisions rappelées par les juges.
Pas de risque d'urbanisation pour les juges
Les habitants de Saint-Quay qui protestent contre ce projet, ont dit redouter une "densification" dans cet "environnement caractérisé par une faible densité de villas balnéaires de grande qualité architecturale". Il n'en est rien, explique la Cour. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) avait aussi exclu tout "risque de désordres" au niveau des falaises de la pointe de l'Isnain.
Pas de risque d'érosion... mais pas non plus, de carte locale d'exposition au recul du trait de côte...
Enfin, les juges considèrent que l'extension de l'hôtel du Gerbot d'Avoine n'est pas considérée comme "située dans une zone (...) soumise au risque d'érosion" côtière. Dificile de dire autyre chose, car Saint-Brieuc Armor Agglomération "n'a pas établi de carte locale d'exposition de son territoire au recul du trait de côte".
Saint-Quay-Portrieux est "une commune dont l'action en matière d'urbanisme et la politique d'aménagement doivent être adaptées aux phénomènes hydrosédimentaires entraînant l'érosion du littoral", met en garde la cour administrative d'appel de Nantes.
En attendant, elle a condamné les requérants à verser 1 500 euros à la communauté d'agglomération pour ses frais de justice.