Des soignants bretons viennent prêter main forte aux hôpitaux surchargés de la Martinique et de la Guadeloupe

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Écrit par Myriam Thiébaut

Ils sont médecins, infirmiers, aides-soignants: quinze professionnels de santé bretons ont décollé ce mardi 10 août pour la Guadeloupe et la Martinique, où un re confinement partiel a été annoncé. Parmi les volontaires, un médecin de l'hôpital de Lorient et un de celui de Saint-Brieuc.

Dans les hôpitaux antillais, les services de réanimations sont saturés, les soignants épuisés. La Guadeloupe et la Martinique sont en proie à une nouvelle vague de l'épidemie depuis plusieurs semaines. Dans l'urgence, 240 soignants de métropole, dont 15 bretons, s'envolent ce mardi 10 août pour apporter leur aide. 

"La fatigue, l'usure, ce sont installées pour les différents soignants. Et prendre une vague de malades graves à nouveau cette année, c'est particulièrement éprouvant."

Jean-Christophe Favier médecin anesthésiste au groupe hospitalier de Lorient, coordinateur des évacuations sanitaires

Entraide

Parmi les 15 soignants bretons, trois sont issues des rangs de l'hôpital public de Saint-Brieuc. Ils ont répondu à un appel à se porter volontaire, lancé dans leur établissement briochin dès samedi soir, le 7 août. Le trio des Côtes d'Armor compte une infirmière de réanimation, une aide-soignante et un médecin urgentiste. Contacté à l'aéroport juste avant son départ pour les Antilles, ce dernier souligne que l'entraide est un fondement dans la pratique de la médecine.

 

Un confrère urgentiste en Guadeloupe nous informait depuis plusieurs semaines de la situation de détresse dans laquelle se trouvent les hôpitaux là-bas, une détresse en terme de prise en charge des patients. 

Homauon Alipour, médecin au CHU de Saint-Brieuc

Hôpitaux de campagne

En Martinique et en Guadeloupe, certains soignants travaillent 7 jours sur 7 pour accueillir les nouveaux malades qui affluent chaque jour. Face à cette vague, les hôpitaux vascillent.

Certains médecins bretons, spécialistes de la médecine de crise, partent aux Antilles pour coordonner l'installation d'hôpitaux de campagne, semblables à ceux mis en place en avril 2020. Certains patients, jugés dans un état stable,  seront évacués vers la métropole.  

 

L'idée est de proposer des soins de médecine critique aux malades et un appui de la métropole pour organiser les évacuations sanitaires et mettre en place les structures d'appoint sur site. 

Jean-Christophe Favier médecin anesthésiste au groupe hospitalier de Lorient, coordinateur des évacuations

 Les 15 professionnels de santé qui font cap sur les Antilles ce mardi 10 août,  viennent d'hôpitaux publics et privés et sont âgés de 23 à 61 ans. De nouveaux départs de soignants pourraient être organisés dans les prochains jours.