En finir avec la fracture numérique, un défi pour le Centre-Bretagne

Ce mois-ci, l'équipe de Bali Breizh pose ses valises dans le Centre-Bretagne. Samedi dernier, ils étaient à Rostrenen et Yowan Denez a exposé l'enjeu que constitue la mise en place d'un accès au très haut débit sur l'ensemble du territoire.
Davantage que sur le littoral ou dans les grandes villes, la fracture numérique est un véritable enjeu dans le Centre-Bretagne, où l'accès au très haut débit est parfois compliqué, et ce alors que le télétravail se développe de plus en plus vite depuis le début de la crise sanitaire.

Deux milliards pour combler la fracture

Créé en 1999, le syndicat mixte Mégalis porte le projet "Très haut débit Bretagne", dont l'objectif est de connecter l'ensemble des foyers bretons à un réseau puissant de fibre optique d'ici 2026. Un projet dont le budget s'élève à deux milliards d'euros.

À la campagne, ce sont aux communautés de communes d'assumer les coûts d'une telle installation. Celle du Centre-Bretagne doit investir cinq millions d'euros.

« Ce n'est pas juste, pour les gens qui vivent à la campagne, de voir que l'accès à la fibre optique est gratuit pour les habitants de Lorient ou Guingamp, déplore Yannick Kerlogot, député (LREM) de la 4e circonscription des Côtes d'Armor. Il faut désormais trouver un équilibre. »
 

Yowan Denez est également allé à la rencontre de Ti numerik, une association basée à Rostrenen et dont l'objectif est de dévlopper des projets numérique dans le Centre-Bretagne. On y trouve des ordinateurs, un accès internet efficace et des bureaux pour s'y réunir. On y organise également des ateliers pour sensibiliser les habitants aux outils numériques. Surtout, l'association permet de réunir les télétravailleurs établis en Centre-Bretagne.

« Je n'ai pas immédiatement travaillé en visio, mais je sentais bien que les enfants abandonnaient progressivement le travail scolaire, explique Nadine Rupin, institutrice à Rostrenen. Je me suis rendue compte à quel point il était important de se voir pour les motiver. »

Des habitudes bouleversées

Depuis la crise sanitaire et le confinement, les habitudes ont été brutalement modifiées, leur façon de travailler autant que de voir le monde. « À l'heure actuelle, le fait d'avoir une connexion un peu longue, ça passe, car le télétravail ne s'est pas encore généralisé, poursuit Nadine Rupin. Mais si cela devient la norme, nous n'aurons pas le choix, il faudra bénéficier de réseaux beaucoup plus efficaces. »

Pour que les gens continuent à s'installer et vivre en Centre-Bretagne, l'accès au réseau devra égaler celui des grandes villes. Le plus vite possible.

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Bali Breizh à Rostrenen
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