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Brest - L'auberge de jeunesse classée aux monuments historiques : une “fierté”

Ouverte depuis 1983, l'auberge de jeunesse du Moulin-Blanc (Brest, Finistère) vient d'être classée monument historique. / © Loïc Blache/FTV
Ouverte depuis 1983, l'auberge de jeunesse du Moulin-Blanc (Brest, Finistère) vient d'être classée monument historique. / © Loïc Blache/FTV

Pour célébrer cette reconnaissance, l'Auberge de jeunesse du Moulin-Blanc de Brest (Finistère) ouvraient ses portes ce week-end.

Par Loïc Blache

Elle est encore jeune cette auberge -trentenaire-, mais fait déjà partie des "meubles" du patrimoine français. L'auberge de jeunesse du Moulin-Blanc située à Brest (Finistère) vient d'être inscrite à l'inventaire des Monuments historiques.

Imaginée par l'architecte Roland Schweitzer et ouverte depuis 1983, elle est logée dans un cadre exceptionnel : à deux pas du port de plaisance et au milieu d'un parc de verdure.
 

Un bâtiment au milieu de la verdure


le bâtiment est toujours aussi beau et adapté à notre travail au quotidien


Dès sa conception, Roland Schweitzer, alors architecte conseil auprès de la FUAJ (Fédération unie des auberges de jeunesse), et la ville de Brest (maître d'ouvrage) ont voulu construire de toutes pièces un bâtiment, quand la tendance depuis les années 1930 était à la retape de bâtiments anciens.

Un nouvel ouvrage, donc, avec pour maître-mot la rencontre et où l'environnement devait être partie intégrante du lieu. Résultat : de grands espaces, comme la salle de vie, accessible dès l'entrée dans l'auberge et dont la baie vitrée offre une vue immense sur la verdure extérieure.
 


"À Brest autrefois, il y avait une auberge de l'autre côté de la ville, dans le quartier Quéliverzan", se souvient Jean-Luc Bleunven, le président de l'Association des auberges de jeunesse du Finistère. "L'association qui la gérait voulait s'installer ici, car le lieu était beau, parfait pour accueillir du public. Il donnait un belle image de la ville. 30 ans après, le bâtiment est toujours aussi beau et adapté à notre travail au quotidien."
 

L'ombre des palmiers

Partout dans le bâtiment, la luminosité extérieure est présente, jusque dans les chambres. L'idée était de "sortir des boîtes fermées pour avoir de grands vitrages qui donnent un rapport dedans/dehors tout à fait exceptionnel", se souvient Philippe Jean, l'architecte qui a assuré le suivi de chantier de l'Auberge. "Ce matin, dans la salle-à-manger, on pouvait voir l'ombre des palmiers se refléter sur les tables."
 

Un bâtiment lumineux


Le bâtiment, lui, est fait de bois, de verre et de béton, avec une esthétique épurée. Les murs sont bas, permettant au regard des visiteurs d'aller au-delà de l'enceinte de la structure. Avec ses trois bâtiments, l'Auberge de jeunesse de Brest peut héberger jusqu'à 136 personnes dans des chambres de 4 lits superposés et un lavabo. Les toilettes et les douches sont communes. Une partie de ces logements est accessibles aux personnes à mobilité réduite.
 

"Une fierté"

"Quand on dort une nuit dans ces chambres, c'est une vraie expérience de vie", assure Marie Schweitzer, la fille de l'architecte. "Il n'y a pas de superflu, ni de décors dans ces chambres : un lavabo, des lits en bois avec une lampe individuelle qui rappelle l'univers des traversées en bâteau... C'est toute une architecture qui traverse les âges sans se démoder."
 

Les chambres de l'Auberge de jeunesse de Brest


Déjà en 1991, le lieu avait reçu un prix d'architecture décerné par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Alors son classement aux Monuments historiques, "c'est une fierté", poursuit Marie Schweitzer. "Ce bâtiment a été conçu pour que les gens se rencontrent et, 36 ans après, il a toujours le même usage et rend les mêmes services", conclue Jean-Luc Bleunven.

 

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