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Brest : violences au lycée Dupuy-de-Lôme, un coup de feu a été tiré

Le lycée Dupuy-de-Lôme à Brest / © M. Herry - France 3 Bretagne
Le lycée Dupuy-de-Lôme à Brest / © M. Herry - France 3 Bretagne

Le lycée Dupuy-de-Lôme a connu des violences mercredi 4 septembre. Une élève a été blessée avec une batte de baseball. Un coup de feu a aussi été tiré. 

Par E.C & L.B

Les faits se sont déroulés sur le temps de la récréation sur un terrain de sport aux abords du lycée Dupuy-de-Lôme à Brest, vers 15 h 30 mercredi 4 septembre et alors qu'une cinquantaine d'élèves se trouvait sur place. Selon nos informations, un groupe d'individus, capuches sur les têtes s'est dirigé vers un élève de terminale. Ce dernier se sentait visiblement menacé. Il portait en effet deux marteaux dans son sac. 


Un coup de feu


Des violences ont alors éclaté, nécessitant l'intervention de membres du personnel."J'ai entendu un coup de feu." raconte l'un d'eux, choqué. "J'ai vu des lycéens courir dans tous les sens, vers le préau. J'ai aussi vu un garçon avec un marteau et une autre avec une batte de baseball. J'ai dit aux élèves d'aller dans le sens inverse des agresseurs. A un moment, j'ai croisé une jeune fille en crise de panique. Elle avait été frappée."

Dans la bagarre, une jeune élève de seconde a effectivement été blessée par une batte de baseball. Traumatisée, elle aurait indiqué ne pas vouloir revenir dans l'établissement. Une douille a été retrouvée sur les lieux, confirmant qu'un coup de feu a été tiré. 

Le rectorat indique qu'une plainte a été déposée par le lycée. La préfecture du Finistère annonce dans un communiqué que "l'enquête a permis d’identifier les suspects de ces violences ; ces personnes sont défavorablement connues des services. La police poursuit ses investigations."

Le jeune homme "cible" de l'agression est convoqué en conseil de discipline, pour ne pas avoir averti des menaces dont il faisait l'objet.

Aucune cellule psychologique ne sera mise en place, ce que regrettent les professeurs. "Faute de pouvoir prévenir ces agressions, il est de la responsabilité de l’Éducation nationale d'y remédier et d'accompagner les élèves dans une démarche de guérison. Les personnels déplorent aussi le manque de communication à l'interne de l'établissement, ce qui laisse court aux rumeurs. L'école doit être un sanctuaire, un lieu où les élèves doivent se sentir en totale sécurité. C'est un dysfonctionnement majeur de l'institution. On fait comme si de rien n'était" souligne Olivier Cuzon, délégué SUD éducation

Ce jeudi matin, un rappel des règles de sécurité a été fait auprès des élèves. 


 

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