Assises du Finistère. Une mère jugée pour l'assassinat de son fils de 5 ans

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Le procès d'une femme de 29 ans, jugée pour l'assassinat de son fils de 5 ans, s'est ouvert ce mercredi 7 juin 2023 devant la cour d'assises du Finistère, à Quimper. L'accusée assure que l'enfant est mort lors d'un "jeu du coussin qui a mal tourné".

Elle assure que son fils de 5 ans est mort lors d'un "jeu du coussin qui a mal tourné". Sarah Caro, 29 ans, est jugée, depuis ce mercredi 7 juin 2023, par la cour d'assises du Finistère, à Quimper, pour l'assassinat de son enfant. "Je conteste" lâche-t-elle à la barre quand la présidente l'interroge sur l'objet des poursuites. J'ai jamais voulu tuer mon fils, jamais. C'était tout pour moi".

La jeune femme, à l'élocution difficile, a uniquement reconnu un geste involontaire qui a pu conduire à la mort de son fils. Même si elle reconnaît avoir infligé des fessées, des claques et des douches froides à son fils, elle ne se considère pas comme une "mère maltraitante"

Les faits

Il est 10h38, le 20 octobre 2020, lorsque l'accusée appelle les secours pour leur signaler que son fils ne respire plus. Les pompiers ne parviennent pas à ranimer l'enfant, allongé en pyjama sur un lit et dont la température est anormalement basse (moins de 35°C).  Le décès de l'enfant est constaté à 12h35 à l'hôpital de Brest.

La mère, hébétée mais sans pleurs, explique alors avoir joué à un "jeu du coussin" habituel avec son enfant, qui consiste à s'asseoir sur un oreiller posé sur sa tête. Partie dans la cuisine alors qu'il ne bougeait plus, elle se serait rendu compte, après coup, qu'il était inconscient.

Lors de la perquisition, les policiers découvrent quatre couteaux sur la table de chevet de la mère de famille et deux mots manuscrits sur le réfrigérateur. "Je ne peux plus faire face à cette vie de cauchemar, d'angoisse" y est-il notamment écrit. 

Évoquant un "acte désespéré", la jeune femme, qui affirme avoir envisagé de se suicider la veille des faits, demande également à reposer "dans la même tombe que son fils".

L'enfant avait fait l'objet "d'informations préoccupantes"

Dépressive, titulaire du RSA, la jeune femme était menacée d'expulsion en octobre 2020, avec une dette de loyers de 7.000 euros. Elle élève seule son fils, qui n'a pas été reconnu par son père. Sa fille de deux ans, qu'elle a eue avec un autre homme, se trouvait chez son père au moment des faits.  

Son fils avait fait l'objet de plusieurs "informations préoccupantes" à cause d'absences répétées à l'école, dont il avait changé à trois reprises en deux ans.

Son institutrice avait un jour remarqué une bosse avec du sang sur son front. L'enfant avait indiqué que sa mère lui avait claqué la tête contre une porte.

Membre des Témoins de Jéhovah, se disant "très pratiquante", l'accusée a elle-même véc une enfance "chaotique", faite de violences. Née d'une mère alcoolique dans une fratrie de sept enfants, elle a été placée en famille d'accueil jusqu'à ses 16 ans, avant de rejoindre un foyer, puis de tomber enceinte de son fils à 19 ans. Le père de ce dernier a refusé de témoigner au procès.

La jeune femme encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu ce vendredi 9 juin.

(Avec AFP)





Suite à la parution de cet article, la fédération des témoins de Jéhovah a tenu à faire savoir que "contrairement à ce qui a été publié dans [notre] édition du 7 juin 2023, la personne qui a été condamnée par la cour d’assises du Finistère pour le meurtre de son fils de 5 ans n’est pas Témoin de Jéhovah".

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