Quimper : ouverture du procès de Louis Lagassé

Publié le Mis à jour le
Écrit par E.C
© M. Le Morvan - France Télévisions

Le procès de Louis Lagassé, homme d'affaires canadien s'ouvre à Quimper. Il comparaît devant le tribunal correctionnel pour abus de biens sociaux et délit de banqueroute, soupçonné d'avoir dérobé 30 millions d'euros dans les caisses d'une entreprise de Douarnenez qu'il avait acquise. 

Après un report en janvier, Louis Lagassé est finalement bien présent à Quimper pour son procès qui débute ce 28 octobre au tribunal correctionnel. L’homme d’affaire canadien a été mis en examen pour délit de banqueroute et abus de biens sociaux.

En 2005, il avait racheté un ancien site d'EADS, à Douarnenez. Il est soupçonné d'en avoir vidé les caisses dont 30 millions d'euros ont disparu. L'entreprise avait fini par fermer laissant 220 salariés sur le carreau. 180 ont été repris par la société Eolane. 39 autres se retrouvaient sans rien. L'enquête a permis de démontrer qu'il transférait 200 000 euros par mois de son entreprise en Bretagne vers sa holding (groupe de société) au Canada. 

"C'est une bonne chose qu'il soit là, il va pouvoir nous expliquer ce qu'il a fait de l'argent qui a disparu pour nous. On va voir ce qu'il va dire. On préfère qu'il soit là." souligne Marc Le Meil, représentant du personnel - délégué CGT. 

L'avocat de Louis Lagassé, Maître Kossi Amavi met en avant la bonne foi de son client âgé et malade, qui a tenu à être présent, malgré l'avis de ses médecins qui lui ont déconseillé de venir. 

Ce lundi matin, la juge a interrogé le septuagénaire pour tenter de comprendre l'organisation de ses différentes sociétés, holdings, filiales, fondations en exprimant à plusieurs la complexité du dossier. 

Louis Lagassé encourt sept ans de prison et 500 000 euros d'amende. 

 

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.