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Angélique et Geneviève poursuivies pour avoir rapporté les grenades lancées à Notre-Dame-des-Landes l'an dernier

Des centaines de grenades lacrymogènes déposées devant la préfecture de Loire-Atlantique à Nantes, le 19 avril 2018. / © DAMIEN TRIOMPHE / RADIO FRANCE
Des centaines de grenades lacrymogènes déposées devant la préfecture de Loire-Atlantique à Nantes, le 19 avril 2018. / © DAMIEN TRIOMPHE / RADIO FRANCE

Deux militantes comparaissent, ce 3 juin, en appel à Rennes, pour avoir déposé, devant la préfecture de Loire-Atlantique, des grenades utilisées par les forces de l'ordre lors des opérations d'expulsion à Notre-Dame-des-Landes, au printemps 2018. Elles avaient été relaxées en première instance.

Par Myriam Thiébaut


Auprès des militants de Notre-Dame-des-Landes,  l'affaire a pris le nom de "retour à l'envoyeur". Le 19 avril 2018, Angélique et Geneviève avaient déposé des centaines de grenades de désencerclement et d'autres types de grenade, devant la préfecture de Loire-Atlantique, à Nantes. A l'époque, la préfète Nicole Klein participait à la direction des opérations d'expulsion des résidents de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Jugées et relaxées par le tribunal de police de Nantes, le 8 janvier 2019, le ministère public avait fait appel. Geneviève et Angélique se sont donc présentées ce lundi 3 juin devant la Cour d'appel, à Rennes. 
 

Interrogées, les deux femmes se disent surprises qu'on leur reproche d'avoir rapporté des objets dangereux pour qu'ils soient neutralisés et évacués. La Cour d'appel rendra son arrêt le 3 septembre 2019.
 
Angélique et Geneviève le 3 juin 2019. Elles comparaissent en appel pour avoir rapporté les grenades lancées à Notre-Dame-des-Landes au printemps 2018

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