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Comment Orange veut exister dans la galaxie des objets connectés

Une démo au salon de la recherche d'Orange à Rennes, pour la plateforme Thing of the Future / © Stéphane Grammont
Une démo au salon de la recherche d'Orange à Rennes, pour la plateforme Thing of the Future / © Stéphane Grammont

On prédit des milliards d'objets connectés sur la planète. Vu leur progression, que ce soit chez les particuliers comme dans l'industrie, cela laisse peu de doute. Avec sa  plateforme Thing in the future, Orange veut permettre de tous les retrouver, et de les mettre en relation.
 

Par Stéphane Grammont

Autant retrouver une page web ou une vidéo hébergée sur un serveur, on sait faire. On envoie sur les réseaux un petit robot, appelé chez Google un spider, et on tisse sa toile.

Pour les objets connectés: capteurs, sondes, balises GPS qui émettent depuis le monde physique, c'est une autre affaire.

"Avant d’accéder aux flux de données, et éventuellement les analyser, les utiliser avec de l’intelligence artificielle, il faut pouvoir les localiser, découvrir leur existence, et les fonctions apportées par ces objets connectés " explique Henri Sansom, directeur des recherche Données et Connaissance à Orange labs.

Un web des objets et de leurs interactions, leurs fonctions communes, qui forme une  galaxie qui donne le vertige.
 

Outre les objets de recherches comme l'intégration des objets par la réalité augmentée, la question du passage à l'échelle de quelques millions à quelques milliards d'objets, la plateforme permet de faire émerger de nouveaux services. Elle compte autour de 50 millions d'objets connectés indexés, dix fois plus qu'il y a deux ans, peu après son lancement.

Un exemple concret: nous voulons que des lampadaires distribuent un éclairage progressif en fonction de la présence ou non de piétons ou de véhicule, ou de changer l'éclairage si ou plusieurs véhicules sont à l'arrêt.

Avec les applicatifs de la plateforme Thing of the Future, un développeur ou un concepteur de service pourra utiliser des avatars de capteurs et d'objets, et imaginer comment, concrètement, cela pourrait fonctionner.

On peut tout aussi bien, toujours grâce à la plateforme, imaginer de nouveaux services, comme dans une serre connectée, pour l'agriculture.
 
Le schéma de la serre connectée, une démo d'Orange pour Thing of the Future / © Stéphane Grammont
Le schéma de la serre connectée, une démo d'Orange pour Thing of the Future / © Stéphane Grammont

La plateforme Thing the future, fruit de la recherche d'Orange, permet d'indexer des objets connectés, d'intégrer leurs fonctions et leurs données, et de les mettre en relations entre eux. Un Facebook de l'objet connecté, en somme.

"Dans le temps, les opérateurs étaient "des hommes qui relient les hommes", c’est un vieux slogan slogan [d'EDF, en 1986], maintenant ce sont les hommes qui relient les êtres humains avec des applications, via les réseaux mobiles, et demain je pense que ce sera la relation entre les hommes, les applications, et les objets" résume Nicolas Demassieux, le directeur de la recherche d'Orange.

"Nous, on se dit que l’objet lui-même il faut le gérer, il faut savoir où il est, il faut savoir à qui il appartient, qui a le droit de l’utiliser" poursuite Nicolas Demassieux.

Cette plateforme de recherche Thing of the Future vient compléter des offres déjà existantes de l'opérateur dans l'internet des objets, que ce soit à la maison, dans l'industrie ou les services, mais ambitionne de faire d'Orange, "un acteur majeur, avec de nouveaux services".
 

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