Escroquerie au bois de chauffage : Jusqu’à 30 mois d'emprisonnement et une interdiction du territoire français.

Trois hommes âgés de 28 à 32 ans originaires du Bénin ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Rennes à des peines d’emprisonnement et une interdiction du territoire français.Le donneur d'ordre avait mis en place un réseau frauduleux de vente de bois de chauffage à prix cassé. Montant de l’arnaque : au moins 28 000 euros entre janvier 2022 et juillet 2023.

Un emprisonnement de 30 mois avec une interdiction de territoire français de 5 ans pour Nadjiboulaye Kondoli et 18 mois de prison avec sursis pour son frère Ahmed Kondoli et le troisième homme. C’est le délibéré dans le procès de l’affaire du bois de chauffage rendu ce mardi 9 janvier par le Tribunal Judiciaire de Rennes.

Début décembre dernier, un réseau d’escroquerie en bande organisée avait été démantelé et trois individus avaient été interpellés. Depuis plusieurs mois, ils avaient mis en place de fausses ventes de bois de chauffage sur internet.

Une enquête qui commence par une plainte banale

Une affaire connue en avril 2022 après une première plainte portant sur un simple montant de 115 euros. Mais l’enquête menée par les gendarmes du Finistère et la section de recherche de Rennes notamment, avait mis en évidence qu’il s’agissait d’une escroquerie d’ampleur internationale.

Le donneur d'ordre, condamné pour escroquerie en bande organisée et blanchiment d'argent créait de faux sites marchands dont il améliorait le référencement par des moyens artificiels. Cela permettait de crédibiliser leurs sites. Les deux autres arnaqueurs, condamnés pour blanchiment d'argent, faisaient transiter l'argent via des comptes rebonds. 

Le bois de chauffage était alors vendus à prix cassés via ces sites. Une offre particulièrement attractive sur un marché en pénurie.

Une escroquerie d'offre de bois de chauffage à prix cassé

Philippe Astruc

Procureur de la République à Rennes

Ils faisaient payer leurs clients par virement sur des comptes bancaires numériques à l’étranger. Des comptes qui étaient changés régulièrement. Selon Philippe Astruc, Procureur de la République à Rennes « L’argent alimentait au final au Bénin des comptes. L’argent était ensuite retiré dans des distributeurs automatiques de billets. »

Montant de l’escroquerie : Au moins 28 000 euros sur environ un an pour le seul site energiebois-france.com . Les comptes rebonds utilisés pour blanchir les fonds frauduleux drainaient eux plus de 100 000 euros.