Match nul de Rennes à Marseille : “une petite pointe de regret” pour Julien Stéphan

Le score s'est neutralisé juste après la pause. / © GERARD JULIEN / AFP
Le score s'est neutralisé juste après la pause. / © GERARD JULIEN / AFP

La 8e journée de Ligue 1 s'est clôturée par un match nul au Vélodrome entre le Stade Rennais et l'Olympique de Marseille. Une performance en demi-teinte pour Julien Stéphan : le Stade Rennais reste sur six matches sans victoire, en comptant la Ligue Europa, avant de se rendre à la Lazio Rome jeudi.

Par CB avec AFP

Le nul est juste entre deux équipes qui ont gagné chacune une mi-temps, les Bretons grâce à Mbaye Niang (19'), les Provençaux avec le premier but de Duje Caleta-Car pour l'OM (52').

Les Rennais ont manqué d'occasions et n'ont pas pu concrétiser leurs actions jusqu'à la fin du match. Dans les paroles du coach Stéphan, on ressent de la déception.

"On a dominé la totalité de la première période, j'ai un petit regret de ne pas avoir mis un deuxième but. Après on se doutait que les Marseillais allaient réagir. A l'arrivée, il y a de la satisfaction pour le contenu et une petite pointe de déception pour le résultat. Mais quand tu en arrives à être déçu de faire un nul au Vélodrome, c'est que tu as fait un bon match", détaille l'entraîneur rennais.

Il fustige aussi l'arbitrage du match  : "et puis il y a cette main dans la surface en seconde période (de Strootman, ndlr), sur une main comme ça nous on concède penalty à Nantes... Elle est décollée il y a penalty, mais l'arbitre me dit qu'elle n'est pas intentionnelle. Il y a aussi faute sur Hamari Traoré avant le corner, lourd de conséquence pour nous. Sans pleurnicher, ça fait quand même un certain nombre de matches où ça ne tourne pas en notre faveur, mais on va se concentrer sur ce qu'on maîtrise."

Mbaye Niang n'est pas plus satisfait de la performance de son équipe, même si tout n'est pas à jeter.
 

Un match sans panache

Côté jeu, la première période de l'OM est un peu inquiétante, et la première titularisation de Valentin Rongier, à la place de Maxime Lopez, n'a pas été très saignante. Mais l'ex-Nantais s'est bien repris, comme son équipe, après la pause.

Plus entreprenant, Rennes a logiquement ouvert le score grâce à un débordement de son capitaine, Damien Da Silva, dont le centre en retrait a été coupé par Mbaye Niang. L'international sénégalais a devancé Hiroki Sakai, qui a dévié le ballon.
Les Marseillais, devancés sur de nombreux ballons, ont souffert en première période. Les Rennais se sont par exemple amusés du jeune Lucas Perrin, titularisé pour la seconde fois : petit pont de Niang (30'), grand pont d'Hamari Traoré (40') et tamponné plusieurs fois...
 

Double sauvetage de Mandanda

Jordan Amavi, pris en grippe par le Vélodrome depuis un moment déjà, a raté beaucoup de gestes, déclenchant à chaque fois des bordées de sifflets.

Le stade a hurlé de joie quand André Villas-Boas l'a sorti à la pause pour Nemanja Radonjic, Hiroki Sakai prenant son poste de latéral gauche et Bouna Sarr redescendant le couloir droit.

Ce changement n'explique sans doute pas tout, mais l'OM est revenu bien plus agressif des vestiaires, à l'image de la rage de Duje Caleta-Car pour marquer enfin son premier but olympien, d'une tête décroisée sur un corner de Bouna Sarr.
Et le corner avait été gagné par l'entrant Radonjic.
Marseille a essayé de profiter de l'élan, mais Dario Benedetto a préféré frapper de loin alors qu'il aurait pu servir Sarr, lancé (62').
Frustré de bons ballons, l'Argentin a été un poil court sur un centre de Sarr (70'), mais l'OM était enfin revenu dans le match. La preuve, Perrin a gagné à l'autorité un beau duel contre Raphinha (64').

Puis les débats se sont rééquilibrés. Flavien Tait, sur un contre, aurait pu punir cette baisse de régime sans un retour de l'infatigable Valère Germain (78').

En fin de match, chaque équipe a eu une double balle de match, l'OM par Sarr, contré par Édouard Mendy, avant que sur le second ballon Benedetto ne frappe au-dessus (87').

Rennes aussi aurait pu gagner deux minutes plus tôt sans un double sauvetage magnifique de Steve Mandanda devant Adrien Hunou (85').Sur cette prouesse, la chanson du capitaine marseillais a retenti, pour la première fois depuis bien longtemps: "Il Fenomeno Mandanda!"

Le public préférait visiblement juger le verre à moitié plein, mais il faudrait que l'OM réapprenne à gagner pour reprendre sa marche vers le podium.
 

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