Le patron de la BAC de Rennes devant le tribunal pour violences

Les hommes de la BAC en entraînement / © France 3 Bretagne
Les hommes de la BAC en entraînement / © France 3 Bretagne

Le patron de la Bac de Rennes est convoqué devant le tribunal correctionnel suite à une interpellation le 5 mai dernier. Il avait tout d'abord porté plainte contre le jeune homme interpellé, avant qu'une vidéo surveillance ne vienne semer le trouble.

Par Sylvaine Salliou

Le 5 mai dernier, une brigade anticriminalité patrouille dans le quartier Sarah Bernhardt à Rennes, elle décide de mener une série d'interpellations, car elle soupçponne un trafic de drogue. L'un des présumés traficants prend la fuite, le patron de la BAC le prend en chasse et l'interpelle alors que le jeune s'est réfugié dans un bar. C'est ensuite qu'il lui aurait ensuite donner un coup de genou dans le visage et enfoncer le pouce dans l'oeil. La scène a été filmée par une caméra de suveillance.

Il sera donc jugé ce jeudi devant le tribunal correctionnel pour violences, mais aussi pour faux en écriture et dénonciation calomnieuse. En effet, le patron de la BAC avait dans un premier temps porté plainte contre l'individu. 

Procès du patron de la BAC à Rennes
Il est jugé pour violences, mais aussi pour faux en écriture et dénonciation calomnieuse, suite à l'interpellation d'un homme en mai 2017. Reportage de P.Ketels et T.Bréhier


Un professionnel expérimenté


Son avocat Frédéric Birrien explique que le patron de la Bac de Rennes n'a "fait que son travail" : "c'est un homme sympathique, expérimenté avec un parcours professionnel exemplaire, 10 ans au RAID, des séjours en Afghanistan..." Pour statuer, le tribunal va pouvoir visionner la vidéo de l’interpellation, où l’on voit, selon l'avocat, le policier donner un coup de genou dans le visage du dealer présumé. "A froid, ça peut paraître choquant (...) Mon client venait de faire une vacation de 15 heures, certains actes ont été passés sous silence maladroitement... Il s’en expliquera".


Pour l'avocate du jeune homme, Gwendoline Ténier, heureusement qu'il y a la vidéosurveillance pour prouver la violence. Selon, elle le patron de la BAC a menti.

Gwendoline Ténier, avocate du jeune homme victime présumée
Elle défend le jeune homme qui aurait été violenté par le patron de la BAC de Rennes dans un bar en mai 2017.

L'audience a lieu ce jeudi

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