Le Rennais Ar Furlukin installe ses nouveaux radis sur les places publiques

Avec le printemps et le déconfinement, Ar Furlukin revient avec ses radis. Le street artiste contemporain aimerait voir ses sculptures en résine stratifiée pousser sur les places des communes de France. 

Dans les jardins de la clinique Saint-Yves à Rennes les oiseaux pépient, les patients prennent l'air et un radis en résine trône au milieu du parc. C'est la présentation éphémère du dernier projet monumental du street artiste Ar Furlukin. Des radis, toujours des radis, mais géants cette fois-ci. 

 

 

Trois mètres de diamètre et jusqu'à cinq mètres de hauteur. Des dimensions géantes pour des sculptures colorées que l'artiste imagine comme des lieux de rencontre. "Je veux faire vivre le lieu [où elles sont implantées] et faire vivre la structure. Je conçois ces radis géants comme du mobilier urbain. On peut y mettre des affiches, le tagguer, je ne veux pas que l'oeuvre soit surveillée et protégée," explique l'artiste.

 

Une installation au coeur des communes, sur les places publiques

Des bancs publics pour s'y embrasser et des prises USB pour y recharger son portable, Art Furlukin a pensé à tout pour que ses radis deviennent un lieu incontournable de retrouvailles. Mais contrairement à ses "Radis-Gargouilles" disséminés sur les façades des particuliers, ceux-là ont pour dessein de trôner au centre des places publiques.  

Ar Furlukin veut en faire des "monuments aux vivants". Une ôde aux racines communes et à la vie, dont les collectivités publiques se porteraient acquéreuses. D'ailleurs, quand on lui demande combien il compte en vendre. Il répond avec le plus grand sérieux : "35 000".

Peu ou prou le nombre de communes que compte la France (34 968 communes dénombrées en 2019). Les villes et villages devront débourser 15 000€ pour faire pousser ce radis en résine stratifiée sur leur place publique.

 

"Je fais ce qui m'amuse"

Critique sur le mercantilisme de l'art contemporain, campagne de cueillette de ses radis sur les réseaux sociaux, les choses semblent désormais couler sur Art Furlukin qui décide de les prendre avec détachement et humour.

"Il y a des gens qui n'aimeront pas, d'autres qui aimeront. Mais j'ai décidé de faire ce qui m'amuse, je veux véhiculer de la légèreté, des choses plaisantes et humoristiques," conclut le créateur avec philosophie.