Rennes : "Apporter de la lumière pour chasser l'ombre du virus", la création estivale de Spectaculaires

La société rennaise Spectaculaires, spécialisée dans les projections d’images monumentales a du innover cet été en raison du coronavirus. A Rennes, elle a eu l'idée de déployer des fleurs lumineuses dans les quartiers.
Les" Fleurs de Lumière" dans le quartier des Hautes-Chalais à Rennes
Les" Fleurs de Lumière" dans le quartier des Hautes-Chalais à Rennes © Spectaculaires
Au centre du spectacle, des fleurs de 6m de haut avec un pistil constitué d’une boule à facettes et des pétales en guirlandes de leds. Tout autour, des projecteurs  éclairent à la fois les immeubles et les fleurs et donnent une myriade de couleurs avec en fond une bande musicale pour agrémenter le tout. Le résultat, c’est un spectacle éphémère propice à la rêverie "qui laisse des traces émotionnelles chez les habitants".
 
Fleur de lumière géante
Fleur de lumière géante © Spectaculaires


Ephémères Fleurs de Lumière


Voilà l’idée qui a germé dans l’esprit de Benoit Quéro, fondateur et dirigeant de Spectaculaires. Cet été, tous les évènements prévus en France et à l’étranger ont été annulés ou la plupart du temps reportés en 2021 et pour ne pas sombrer, la Société a dû s’adapter et inventer de nouveaux concepts. C’est ainsi qu’est né « Fleurs de Lumière », dont le premier acte s’est joué ce jeudi 16 juillet dans le quartier des Hautes-Chalais à Rennes.

"L’idée dans le contexte du coronavirus était, de manière symbolique, de chasser l’ombre du virus en amenant de la lumière", explique Benoit Quéro.

Chasser l'ombre du virus en amenant la lumière

Benoit Quéro

"Nous avons proposé le projet à la ville de Rennes qui a tout de suite approuvé. Elle souhaitait programmer des petits évènements dans les quartiers prioritaires, où moins que les autres années, les habitants ne vont pas pouvoir partir en vacances. Et c’était aussi un moyen pour la Ville de se montrer solidaire avec nous pour pallier l’annulation de nos spectacles."
 

Pour cette nouvelle création, imaginée en un temps record, il a fallu concevoir et réaliser tous les éléments décoratifs au temps du corona, c'est-à-dire avec davantage de difficultés pour trouver les fournitures et mobiliser les équipes. D’où l’idée d’utiliser des objets simples, projecteurs ou guirlandes leds mais dont l’effet lumineux est garanti.


Faire surgir une idée joyeuse


Avec ces Fleurs de Lumière, Spectaculaires amène de la lumière parmi les tours dans des quartiers qui sont rarement sous le feu des projecteurs. "C’est une idée joyeuse qui, des minots aux grands-mères, fait sortir les gens sur les balcons, les pelouses." Tout en leur permettant de se tenir à bonne distance les uns des autres, mesures sanitaires obligent.

Une, voire deux fois par semaine jusqu’à la fin août, Spectaculaires va donc investir sans prévenir les quartiers de Cleunay, Villejean, Maurepas et le Blosne. Fleurs et projecteurs s’installent très rapidement et disparaissent tout aussi vite, une fois le spectacle terminé à l’image des théâtres ou des cinémas ambulants.

"On a choisi des théâtres urbains dans l’urbanité de la ville, précise Benoit Quéro. Des lieux très différents les uns des autres, avec parfois des immeubles très hauts pour des effets à 360 degrés. Cela nous permet de sortir des cœurs de ville pour explorer d’autres terrains. L’idée, c’est de surprendre, de faire un spectacle à la dimension du quartier et avec ses habitants. D’ailleurs, les gens sont très fiers d’avoir cela chez eux." 
 


Une conséquence positive au coronavirus


Spectaculaires, l’allumeur d’images proposera ainsi huit sorties dans les quartiers cet été. Des animations qui ne sont aps annoncées à l'avance pour créer la surprise.  L'entreprise espère ainsi sauver entre 20 et 25% de son activité estivale. Car au-delà des Fleurs de Lumière pour Rennes, la société a conçu aussi des projections adaptées à l’Hôtel de Ville de Nancy ou des tableaux végétaux géants que les habitants d’Angers peuvent découvrir sur les remparts de leur ville au cours d’une balade nocturne.

"On est de nature optimiste, conclut Benoit Quéro. Comme tout le monde, on subit la crise mais on veut rester créatif pour sortir de l’épreuve avec des idées nouvelles. Il faut que ce soit un mal pour un bien."
 
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