"La mer en héritage" tourné en pays bigouden: 4 raisons de voir le film de Mégane Murgia

La réalisatrice Mégane Murgia a filmé son ami Kelou. Ce jeune de 26 ans a grandi à Lesconil. Après des études de sport, il a fait le choix de revenir en pays bigouden, au plus près de la mer. Il est devenu marin-pêcheur. Kelou est représentatif d'une génération qui cherche à vivre "autrement".  

"La mer en héritage" raconte la jeunesse de Kelou et son attachement "viscéral" pour la mer. La réalisatrice Mégane Murgia nous livre la naissance de son désir de film.
"La mer en héritage" raconte la jeunesse de Kelou et son attachement "viscéral" pour la mer. La réalisatrice Mégane Murgia nous livre la naissance de son désir de film. © Littoral- Mégane Murgia

Le temps d'un été et d'un automne, la réalisatrice Mégane Murgia a filmé son ami Kelou. Ce jeune de 26 ans a grandi dans le pays bigouden, à Lesconil. Après des études en Staps pour devenir prof de sport et des jobs de moniteur de voile l'été, Kelou a décidé de revenir s'installer là ou il a grandit. Il a entamé une reconvertion professionnelle en devenant marin-pecheur. Kelou continue à se poser des questions sur le choix de mode de vie qu'il a envie de suivre. 

Mégane, comment est née l'envie de faire ce film? 

J'avais envie de parler de cet attachement fort à l'océan et de ce besoin de vivre sur la côte, y compris quand on est jeune. Cela résonne sur le choix de vie que j'ai pris moi-même. Je connais Kelou depuis longtemps. Il s'est initié à la navigation d'abord par la voile et maintenant il embarque à la pêche. Il est rare que ces deux mondes, le nautisme et la pêche, se rencontrent. Ils se côtoient peu. Je trouvais cela intéressant comme situation.

Kelou est il représentatif de tout une génération en bretagne?  

Je le pense oui. En pays bigouden, c'est sûr. On est nombreux à chercher à revenir habiter en bord de mer. Mais cela est compliqué, il faut trouver un logement, du travail...Ce choix est guidé par ce besoin d'être au plus près des éléments. Et pour la génération de Kélou et la mienne, cela a une grande importance dans notre quotidien. On ne veut pas être "enfermé", on a besoin de sentir la nature, le vent, la pluie...

Le rapport à la nature et à la mer occupe une place importante dans votre film? 

Oui, l'environnement est primordial, et cela présente un double sens. C'est à la fois la protection de l'environnement que l'on défend, mais aussi le fait de vivre en fonction de la météo, des marées, en suivant le rythme des saisons. Pour cette raison, cela m'intéressait dans le film de voir Kelou l'été mais aussi en novembre, quand la vie se durcit, que les lumières et les couleurs changent...

Quel dispositif technique a été utilisé pour être au plus près de votre personnage dans son quotidien mais aussi quand il est dans l'eau? 

Je voulais "coller à la peau" mon personnage. Il fallait que l'on soit toujours proche de lui, y compris quand il était sur une planche ou en plongée sous-marine. Je ne voulais pas être dans une idée de filmer de la "performance" mais plutot essayer de sentir ce que  l'on voit et l'on ressent quand on est dans la mer. Par exemple, on ne voit pas de la même façon un coucher de soleil depuis sa terrasse et en étant en train de nager. J'ai utilisé pour cela la même caméra tout le temps, un boitier de type appareil photo léger et discret. Pour les séquences aquatiques, je mettais ma combinaison, et j'allais moi aussi à l'eau. La caméra était dans un caisson étanche. 

Pour voir en replay Littoral, le doc avec La mer en héritage, c'est juste ici:

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La mer en héritage, un documentaire de Mégane Murgia pour Littoral, le doc

 

 

 

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