En Bretagne, les haras nationaux d’Hennebont (Morbihan) et de Lamballe (Côtes-d’Armor) sont à vendre. Estimés à une quarantaine de millions d'euros, l'Institut français du cheval (IFCE) souhaite boucler cette opération dans l’année.
Les haras nationaux coûtent cher, leurs frais de fonctionnement régulièrement montrés du doigt par le Ministère des Finances. On estime qu'ils coûteraient environ 45 millions d'euros par an au contribuable français.
Neuf haras nationaux français (sur 22) sont donc à vendre, des biens estimés à une quarantaine de millions d'euros par France Domaine, selon l'Institut français du cheval (IFCE). L'opération doit être bouclée "dans l'année", a précisé Christian Vanier directeur général de l'IFCE avant d'expliquer : "On est dans une logique d'économies. Là où il y a un projet avec un équilibre financier acceptable pour l'établissement, on peut accepter de ne pas vendre. Là où il n'y a pas ça, on vend".
Deux haras en vente à Bretagne
En Bretagne, cette décision touche deux des neuf établissements concernés, le haras national d'Hennebont dans le Morbihan, créé en 1857, et celui de Lamballe implanté depuis 1825 dans les Côtes d'Armor. Si à l'origine les haras avaient une vocation essentiellement militaire, les haras nationaux se sont adaptés et aujourd'hui ont un rôle de promotion de la filière équine, sous toutes ses facettes, élevage, reproduction, conservation, équitation et course hippique.
Le juste prix
Ces ventes ne remettraient pas en cause les vocations équestres des deux sites, mais à condition que les collectivités interviennent ... au juste prix. Comme les investisseurs privés semblent peu interessés par ces hectares non constructibles, il ne reste donc plus qu'à trouver le bon compromis entre les collectivités et l'Etat..