Festival photo de La Gacilly : un invité, l'Afrique, un face à face, l'Homme et l'Animal

Du 3 juin au 30 septembre, La Gacilly organise son 14e festival photo de plein air, avec cette année l'Afrique comme invitée. Tout l'été, le public va pouvoir découvrir  le regard et l'engagement de la jeune génération de photographes de ce continent, loin des clichés du monde occidental. 

14e édition du Festival Photo La Gacilly
14e édition du Festival Photo La Gacilly © C.Jauneau
Chaque été, la petite commune de La Gacilly se transforme en  grande galerie à ciel ouvert. Dans les jardins, les venelles, le long de la rivière, sur les murs des habitations, les visiteurs peuvent admirer les nombreuses photos exposées à l’occasion de la 14è édition du Festival Photo La Gacilly. Un rendez-vous qui, au fil des ans, s’est imposé comme le plus grand festival photo de France en plein air.


Un invité : l’Afrique 

Après le Japon en 2016, ses organisateurs ont souhaité cette année rendre hommage à l’Afrique, au travail peu connu des Africains. "Le photographe occidental, explique Cyril Drouhet, le commissaire d’exposition, représente souvent l’Afrique sub-saharienne comme le continent de tous les malheurs, celui des guerres intestines, celui des famines et de la malnutrition, celui des maladies qui déciment des populations entières. Ou, au contraire, mais dans une même image d’Epinal, il va magnifier une Afrique millénaire dans des livres sur papier glacé, celle des grands espaces, des ethnies ou de la faune sauvage. C’est une autre réalité que traduisent les photographes africains et que nous voulons expose".
Collins Kusietey a 7 ans. Avant sa naissance, cette maison était située à cinq kilomètres de la côte ghanéenne. Aujourd’hui, le sable a envahi l’habitation abandonnée par ses habitants. Ces cases sont pléthore le long de la mer, et hébergent le plus souvent la frange la plus pauvre de la population.
Collins Kusietey a 7 ans. Avant sa naissance, cette maison était située à cinq kilomètres de la côte ghanéenne. Aujourd’hui, le sable a envahi l’habitation abandonnée par ses habitants. Ces cases sont pléthore le long de la mer, et hébergent le plus souvent la frange la plus pauvre de la population. © Nyani Quarmyne / Panos-Réa
« Les élégantes », Accra, années 1970
« Les élégantes », Accra, années 1970 © James Barnor / Neutral Grey / courtesy of Galerie Clementine de la Féronnière
© Hélène Jayet
Dans les rues d’Addis - Abeba, Éthiopie. Photos prises avec un smartphone.
Dans les rues d’Addis - Abeba, Éthiopie. Photos prises avec un smartphone. © Girma Berta
« Brazzaville et les rois de la SAPE » (Société des Ambianceurs et Personnes élégante)
« Brazzaville et les rois de la SAPE » (Société des Ambianceurs et Personnes élégante) © Baudouin Mouanda
Un homme se promène sur un pont piéton dominant la circulation à Lagos, Nigéria, le 18 septembre 2006. Le sommet africains 4 visant à résoudre les problèmes des villes en pleine expansion du continent et des immenses bidonvilles a ouvert lundi à Nairobi.
Un homme se promène sur un pont piéton dominant la circulation à Lagos, Nigéria, le 18 septembre 2006. Le sommet africains 4 visant à résoudre les problèmes des villes en pleine expansion du continent et des immenses bidonvilles a ouvert lundi à Nairobi. © Akintunde Akinleye / Reuters


Un face à face : l’Homme et l’Animal

C’est l’autre grand thème retenu par le festival. Selon les dernières études publiées à l’automne 2016 par le WWF, plus de la moitié des vertébrés ont disparu en quarante ans. Les gorilles, les girafes, les rhinocéros et bien d’autres sont au bord de l’extinction. Fort de ce triste constat Cyril Drouhet se pose donc la question : "Sommes-nous encore les amis des bêtes ?" Et prend position comme il l’a toujours fait : "Le festival a toujours souhaité accompagner en images ces grandes questions liées à la nature et notre environnement. Cette remise en cause des relations entre l’Homme et l’animal est même devenue un véritable sujet photographique pour des signatures de renom. Pour cette nouvelle édition, nous n’avons pas souhaité nous contenter de vous proposer un florilège des plus grands auteurs de la photographie animalière, mais plutôt de questionner cette relation entre l’Homme et l’animal."

« Girafe et lumière »
« Girafe et lumière » © Eric Pillot
Le cadavre d’un rhinocéros noir, retrouvé mort dans la réserve de Hluhluwe-Umfolozi, en Afrique du Sud, moins de 24 heures après avoir été tué par des braconniers. L’enquête et l’autopsie révéleront que l’animal a été tué alors qu’il s’hydratait près d’un point d’eau par un fusil de chasse silencieux et très puissant. Les rhinocéros noirs sont les plus menacés : moins de 3 000 spécimens sont encore en vie.
Le cadavre d’un rhinocéros noir, retrouvé mort dans la réserve de Hluhluwe-Umfolozi, en Afrique du Sud, moins de 24 heures après avoir été tué par des braconniers. L’enquête et l’autopsie révéleront que l’animal a été tué alors qu’il s’hydratait près d’un point d’eau par un fusil de chasse silencieux et très puissant. Les rhinocéros noirs sont les plus menacés : moins de 3 000 spécimens sont encore en vie. © Brent Stirton / Verbatim
Fabien Goeusse est berger sur les alignements de Carnac. Les alignements sont gérés par le Centre des monuments nationaux. Photo extrait de la série : Entre chien et loup / Petites fables du Morbihan.
Fabien Goeusse est berger sur les alignements de Carnac. Les alignements sont gérés par le Centre des monuments nationaux. Photo extrait de la série : Entre chien et loup / Petites fables du Morbihan. © Ed Alcock - CDT 56 / Agence Myop pour Le Festival Photo La Gacilly 2017
© Elliott Erwitt / Magnum Photos
Eeckhoudt / Agence VU'
Paris, 1978
Eeckhoudt / Agence VU' Paris, 1978 © Michel Vanden

 

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