Morbihan : l’élection départementale sur le canton de Lanester/Caudan annulée par le tribunal administratif

Battus de 4 voix en juin dernier, le binôme de la Droite et du Centre avait fait appel. Le tribunal administratif lui a donné gain de cause. Le tandem de Gauche a un mois pour faire appel.

L'élection s'était jouée à quatre voix.

Le 27 juin dernier, c'est la Gauche emmenée par le binôme Myrianne Coché (DVG) et Alain Caris (PS) qui avait remporté les départementales dans le canton de Lanester/Caudan

Mais la très faible marge avait incité leurs adversaires de la Droite et du Centre Claudine de Brassier (LREM), et Fabrice Vély (DC), à déposer un recours devant le tribunal administratif de Rennes.

Le tandem de la Droite et du Centre s'appuyait sur un acheminement hors-délais de certaines procurations, et s'interrogeait sur la conformité d'autres procurations ou de listes d'émargement.    

Le tribunal administratif de Rennes vient de lui donner gain de cause. Les deux candidats battus ont exprimé leur satisfaction dans un post Facebook. 

Et le président du Conseil départemental David Lappartient leur a apporté son soutien.

L’instruction a révélé, sans contestation, que la sincérité du scrutin avait été altérée, et que le résultat ne reflétait pas les choix des électeurs".

David Lappartient, Pdt du Conseil départemental 56

 

"Le juge n'a pas remis en cause notre probité", indique la Gauche

De leur côtés, les vainqueurs de l'élection du 27 juin, disent prendre acte de la décision du juge mais déplorent "la suspicion qui ressort des propos de Mme De Brassier et Mr Vély, évoquant à leur encontre de la malveillance, des rumeurs et des procès d'intention et des irrégularités de scrutin à Lanester dont ils auraient été victimes !"

Dans un post là aussi publié sur Facebook, Alain Caris et Myrianne Coché indiquent que si des griefs ont été retenus par le juge, ce dernier n'a pas remis en cause leur "probité".

"Nous aimerions, disent-ils, que les candidats battus ne travestissent pas le sens du jugement !"

Le tandem de Gauche a un mois pour faire appel et saisir le Conseil d’Etat.